diam's vs sarko
comment re-expliquer ce qu'il s'est passé cet automne , sans tomber dans l'analyse caricaturale des jeunes perdus dans leur amour irraisonnés pour la violence, la dégradation; sans tomber dans les explications inferiorisantes sur les jeunes immigrés...
comme l'avait fait précédemment le journal libération, je crois que nous pouvons nous appuyer sur la chanson "la boulette" de la chanteuse diam's:
aussi etrange que cela puise paraitre, une rappeues s'avère donner plus d'indices de compréhension du problème que nos ainés politiques...
c'est presque taillé télérama...
"la boulette"; le nouveau single de diam's, exprime, au dela même de ce qu'il voudrait exprimer, dans le contexte actuel, bien des choses:
"Y a comme un goût d'aigreur chez les jeunes de l'an 2000/ Y a comme un goût d'erreur quand je vois le taux de suicides/ Me demande pas ce qui les pousse à casser des vitrines.»...
aller! une explicatio peut être..ne la croyez pas, elle a reponse a tout:
«Y a comme un goût de hardcore dans les écoles/ Y a comme un goût de coupe-coupe dans la chambre des jeunes/ Sortez les briquets, il fait trop dark dans nos têtes.
elle se proclame n'être "qu'une artiste" mais "emmerde marine" (le pen)...
engagée diam's... qui peut croire dorénavant que le rap n'est pas l'expression de ceux a qui on musèle l'expression... par ces chansons parlent ceux qui sont plus parlés qu'ils ne parlent: les jeunes de cité, de banlieue, les exclus sociaux comme économiques...
le lien avec l'école, diam's l'a bien percu: cette institution qui humilie le plus faible, dèjà humilié d'aller en ZEP, dèjà humilié de vivre hors de la ville, de la modernité, de la richesse, de la société inclue...
"alors ouais, on déconne, ah ouais, on étonne, non non, c'est pas l'école qui nous a dicté vos codes"...
quoi de plus bourdieusien...
les codes exprimés par ces jeunes sont une tentative d'acceder a la société, mais dans l'incapacité, il se developpe des codes que nous ne comprenons plus; que nous assimilons a de l'amour de la violence...
moraliser, c'est a dire individualiser la cause (sous explication d'une mauvaise education) nous dédouane tous de nos responsabilités (hommes politiques compris)...
diam's et de conclure dans son album:
"Je te jure s'ils savaient surtout à quel point ils nous connaissent pas.»
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