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25.02.2008
Le "casse toi pauvre con..." présidentiel
Pulsion présidentielle
La réaction du président au salon de l’agriculture n’est pas surprenante… le président est pulsionnel : il le disait récemment (tout du moins avant son élection) : fini de penser, place à l’action… l’action, surtout lorsqu’elle est plus réactive qu’active, aboutit presque inévitablement aux paroles ou actes immédiats, abruptes : fortement discutables… Bien évidemment ces écarts, en période électorale, sont du pain béni pour l’opposition : pourtant le président le sait : sa volonté « d’y être » ou « d’y aller » devrait être mise en parenthèse en cette période de mauvais sondages : comme quoi il ne sait pas se contrôler, comme quoi « il n’a pas changé » …
Un président « imprésidentiel »
Paradoxalement, les français ne sot pas contre les ruptures, ni contres les réformes d’ailleurs : oui mais voilà, venant d’un président cela sonne mal : les français sont sensibles aux institutions… le président n’est pas autre chose que l’incarnation d’une responsabilité humaine et institutionnelle... « Humaine » car le comportement du président est un comportement d’homme, mais « institutionnelle » car la fonction ne s’efface pas au passage de la personnalité (cf mon article précédent sur ce blog : http://pensees-rebelles.blogspirit.com/archive/2008/01/20.....
Parler comme les français
Souvenons nous que le président conseillait à l’opposition lorsqu’il était ministre de l’intérieur de « parler aux français »… la clé de voute de la politique communicationnelle du président résiderait-elle dans ce « parler aux français » : ce qui a pu marcher en quelques phrases simplistes ( « travailler plus pour gagner plus ») ne fonctionne plus lorsque les interlocuteurs ne se retrouvent plus dans le dialogue : les français, qu’on se le dise, ne répondent pas « pauvre con… casse toi… » : Notons aussi que les français ne semblent pas séduits par ce fonctionnement d’action plus que de raison… (Entre le conseil constitutionnel ; cette phrase…)
Sensationnel et caméras
Les caméras sont donc un immense problème pour le président : abondamment sollicités lors de sorties diverses pour alimenter médiatiquement sa politique de communication plus que sa politique de civilisation, les caméras sont aujourd’hui rejetées sous prétexte de diffuser des moments « privés » dans une scène « publique » : mais la dynamique journalistique fusionne avec la dynamique et les volontés sarkozystes d’existence médiatique : la position semble intenable : peut-on incriminer les médias dont on se sert parallèlement ? (même si les journalistes ne sont (comme le disait Rama Yade) que des « charognards » …)
Président sensible
Le président est pulsionnel on l’a déjà dit… ceci a une conséquence immédiate : son rapport en est sensible : toute décision est légitimée par une série d’exemples issus d’un registre sensible (« qu’est ce qu’ on va faire des tueurs, et des violeurs d’enfants ? ») , et toute action, tout dérapage aussi, est sensible : on le sent viscéral… Mais les français, s’ils se laissent parfois leurrés par la « sensibilisation de la politique », ne désirent pas de cette « décrédibilisation » de la fonction présidentielle : Comme le titré « le nouvel obs » récemment : « sarkozy a-t-il été trop loin ? » … la politique ne saurait être affective ; elle doit être raisonnée…
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17.02.2008
« vis ma vie » de petit enfant juif…
Dernière idée présidentielle : « chaque enfant un mort » : malheureusement il n’y aura pas assez de déportés de moins de 18ans pour que chaque enfant puisse s’en remémorer un… Dieu soit loué, les guerres recèlent de nombreux petits enfants morts pour le plus grand plaisir des cours de CM2 d’après la cantine… Les civils morts en 14-18 ; ceux des grandes pestes moyenâgeuses ; ou bien encore la petite Marion (et j’en passe)… Tous additionnés ; peut être qu’ils rempliraient les programmes…
Toi aussi, « Vis ma Vie » de petit enfant juif : comme lui porte une belle étoile et ne mange pas à ta faim ; comme lui porte de lourdes pierres pour aller à l’école, comme lui vis ma vie de traumatismes et de souffrances (empathie oblige) … Toi aussi pose toi (enfin) les bonnes questions : Que serait devenu cet enfant s’il n’était pas mort ? Et s’il n’avait pas été juif ? Était-il communiste en plus d’être juif (ha ! non ! celui-ci on ne le prendra pas comme exemple !)
Derrière cela, une bonne idée présidentielle : remettre la morale à l’ordre du jour : en effet tous les problèmes de notre société sont moraux (puisqu’on n’ose pas tout à fait dire qu’ils sont dus aux areligieux, pire, aux irréligieux…) !
Que les sondages continuent de baisser !
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