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20.01.2008

LIBERALISME ET SUREXPOSITION DU « MOI »

Paradoxe libéral par excellence ; l’intime (sensé -rappelons le- être protégé dans un contexte libéral) se retrouve aujourd’hui surexposé dans un nécessaire choc personnel, intime au monde…

Théoriquement, le « moins d’état » procure un plus d’intimité ; pour ainsi dire, la tradition libérale pense le projet moral individuel comme possible si et seulement si l’état s’absente un maximum de manière à ne pas exercer sur l’individu un pouvoir coercitif.

Théoriquement tout du moins, car nous remarquons cette surexposition du « moi » par les tenants même du libéralisme… paradoxe flagrant revenant à dire que les aspirations individuelles ne peuvent se réaliser qu’à condition de pouvoir et de vouloir faire investir sa personnalité, son intime, tout son être… Conséquemment l’individu se heurte au monde et s’expose alors même que le libéralisme est sensé l’en protéger…


Paradoxe d’autant plus insupportable qu’un certain président l’incarne…


roi bourdieusien
bonne année a tous

Commentaires

"le moi est haïssable" disait l'un de tes compatriotes les plus illustres...
très heureux de te retrouver, cher Arno!
ton paradoxe est posé de façon trop savante pour recevoir une réponse immédiate!
à+

Ecrit par : arlequin | 27.01.2008

merci de ton passage arlequin
a bientot

Ecrit par : roi bourdieusien | 29.01.2008

Je viens de recevoir un texte d'un collègue à toi (d'Evry) qu'on peut rattacher à ta question !
J'en ferai l'objet de ma note de demain.
amitiés

Ecrit par : arlequin | 30.01.2008

je passerai alors
ca fait longtemps que je ne suis pas venu en plus
bisous
a demain

Ecrit par : roi bourdieusien | 30.01.2008

"l'individu se heurte au monde"...
Dans la théorie libérale, abandonné par l' Etat, il flotte au gré des vents sans protection ni port d'attache!
Seule bouée de sauvetage, sa volonté farouche de s'en sortir!
Ainsi, l'homme est dépouillé de ses qualités sensibles, privé de son histoire et de ses appartenances, c'est un être irréel, hors du temps et de l'espace, un "homme théorique"!
Le sarkozysme s'accomode très bien de cette conception de l'homme réduit à l'état de citoyen abstrait, chacun devenant une sorte de représentation allégorique, par exemple, le courageux, la victime, le criminel, le récidiviste, le paresseux, le clandestin...
Ainsi l'ordre social est fondé sur la juxtaposition de tous ces rôles atomisés, le "prince bureaucrate" (cf ma note) ayant la charge suprême de les représenter tous, c'est-à-dire de les réduire!!!
A partir de là, ce que chacun donne à voir dans l'espace public n'est que de la mise en scène, du folklore ! Du clinquant! Du Disney!
(Excuse mon petit délire, Arno, mais ça m'a fait réfléchir ton truc!)

Ecrit par : arlequin | 31.01.2008

c'est paradoxalement du folklore et viscéralement une modalité de "se dire" dans un espace ou les structures ne nous disent plus...

content que cela fasse reflechir

Ecrit par : roi bourdieusien | 02.02.2008

Salut ô mon roi !
Je vois que tu es apparemment revenu à l'ancienne version de ton blog, tant mieux ! Honnêtement, je n’avais rien pigé à ton nouveau site, et je n’arrivais plus à trouver tes chroniques…
Welcome back, donc ;-) !

Ecrit par : Bastogi | 15.02.2008

c'etait un blog plus personnel
moins politique
et le lien vers les pensees et vers mes textes ne marchait pas...

bienvenue!

Ecrit par : roi bourdieusien | 17.02.2008