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03.07.2007
REFORMER L UNIVERSITE
Quels problèmes ?
L’université française accumule de nombreuses difficultés ; que les classements mondiaux ne dévoilent pas tant ils sont approximatifs : la vétuste des locaux ; l’échec en première année de licence, la sélection financière des étudiants de classe défavorisées (que le système de bourse régule mal) ; la non professionnalisation de certaines filières ; l’élitisme d’autres… mais l on pourrait aussi citer le revenu des chercheurs et professeurs ; le manque d’étudiants scientifiques ; la suprématie des grandes écoles et prépas fermées au plus grand nombre ; l’absence de grandes universités françaises mondialement reconnues…
Quelles solutions proposées ?
La loi que va proposer le gouvernement semble prendre 3pistes pour les étudiants et les universités : premièrement une transformation des locaux ; deuxièmement une transformation de l’organisation interne des facultés ; troisièmement la transformation du parcours étudiant…
1) il semblerait que la priorité du gouvernement soit (enfin !) une rénovation des universités : il faut avouer que les structures d’accueil des étudiants ne sont pas les plus favorables aux études : opposition et majorité se rencontreront sur cette proposition !
2) avec, a la tête des universités, moins de membres de directions, le gouvernement souhaite remodeler l organisation confuse des universités : de plus, en augmentant leur indépendances, le gouvernement souhaite laisser eaux universités le choix des orientations de recherches, des étudiants, des enseignants…
3) avec une sélection probable en master 1 ; et des boulots défiscalisés, l étudiant changerait (selon le gouvernement) de statut : il pourrait se responsabiliser et financer ces études, et éviter de partir sans diplômes après un bac+5…
Ces solutions sont-elles les solutions ?
Nous ne reviendrons pas sur le 1er point qui semble indiscutable : cependant nous pourrions nous poser 4 questions : celle des bourses (et donc de la défiscalisation du travail étudiant) ; celle de l autonomie des universités ; celle de la sélection a la fac : et celle de la place des grandes écoles et prépas (qui sont a mon avis les 4prb de l université française)
1) nous le savons ; les étudiants ayant le plus de difficultés sont ceux qui proviennent de classes défavorisées : de plu, les étudiants en filière peu rémunératrices en terme d’emplois, sont aussi des enfants de clases moyenne ou défavorisées (quoique les enfants d’ouvriers et d’employés restent souvent en BTS) : ainsi cette mesure suffira t-elle ? NON : car les étudiants qui travaillant plus échouent plus aux études ! de plus beaucoup travaillent au noir ! Enfin, on sait que l’échelon 3 des bourses (sur 4 qu en compte le barème) est celui ou les étudiants travaillent le plus ; car les bourses n y sont pas assez fortes : ne faudrait il pas voir plutôt de ce coté ?
2) quant a l autonomie des universités nous sommes en mesure de nous demander si c’est une bonne idée : nous reviendront plus tard sur la sélection… mais feront les universités dont les recherches et les chercheurs n intéressent pas ou peu (les artistes ; les littéraires…) comment feront les petites universités de provinces ou de moyennes villes face a paris ou aux grandes villes ?
3) lorsque 30% des étudiants échouent la 1ere année de licence ; on pense d emblée sélection ! Mais que ferons nous de ces 30% ? Et si la faculté servait aussi a réduire les inégalités de chance ? Pouvons nous faire l’économie de 3ans ou 5ans ? … d’autant plus que nous savons que lorsqu’il y a sélection, se sont les plus défavorisés socialement et économiquement qui fuient ! Ne serait il pas plus sensé de sécuriser tous les paliers d’années d’études de manière a avoir des compensations et passerelles entre les filières et les concours ; pour multiplier les compétences et les aspirations, pour multiplier les chances d’accès a différents emplois, formations ou concours ? En effet ; lorsque plusieurs voies nous sont ouvertes, cela diminue nos risques et nos échecs ! Enfin ne pourrions nous pas augmenter les doctorats, si invisibles en France par rapport a nos voisins étrangers ?
4) Mais cette non sélection a l’entrée de l université (qui renvoie a une sélection progressive et non affirmée, comme une mise en sursis des élèves…) a son double : une sélection atroce aux grandes écoles et prépas ! La logique voudrait que si une sélection s’organise a la fac (comme celle préconisée plus haut, qui consisterait a sélectionner mais progressivement en laissant plus de chances a l’élève) ; a l inverse, une moindre sélection s’organise aux grandes écoles : délocalisons des filières d’excellences, diffusons les voies possibles a tous (car l information ne circule que très peu au delà des grandes villes) et remanions (sans la supprimer) la carte scolaire : car c’est des le lycée que tout se forme !