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08.12.2006
liberalisme, ultra libéralisme, anti libéralisme
Les pensées s'échauffent lorsque est prononcé le mot de libéralisme: non! Pas capitalisme... libéralisme... tentons de voir ce qui se cache derrière ce mot aux apparences effrayantes, mais qui, avouons le, nécessite qu on l'observe, voir même qu'on en garde quelques principes...
libéralisme et philosophie libérale
Définissons le libéralisme comme une doctrine, une philosophie, qui affirme le caractère fondamental de la liberté individuelle. On se demande alors comment limiter le pouvoir si l’individu est pensé comme central : qu’est ce qui organise la vie sociale ? La réponse des premiers libéraux (Montesquieu par exemple) sera de dire que seul le pouvoir limite le pouvoir : un état doit donc être instauré. L’état devrait donc assurer le juste et l’égal. Oui mais les projets moraux individuels ne seraient-ils pas restreints pas la présence étatique? La question devient alors : comment juguler l’action individuelle et étatique de maniéré à ce que les aspirations individuelles ne soient pas freinées. S’opposent alors différentes conceptions du libéralisme et donc de l’état
Une des premières conceptions philosophique pour penser l’action politique sera l’utilitarisme : (Jeremy Bentham entre autre). Ici la société se compose de bien êtres individuels. Il suffit d’effectuer leurs sommes pour évaluer le bien être collectif… on se rend vite compte des limites de cette philosophie : comment faire si le bien être collectif nécessite l’abandon de certain ? Comment évaluer les bien êtres négatifs (racisme) : ici la question du juste ne se pose pas vraiment…
libéralisme et ultra libéralisme
En 1871 sort la « théorie de la justice » de Rawls qui révolutionne le pensée politique : ici la théorie s’affine : une inégalité n’est légitime que si elle bénéficie à la société entière ; de plus une personne peut être tenu responsable des caractères sur lesquels il ne peut pas jouer et qui le défavorisent (physique, handicapes). La personne est donc au centre du projet de Rawls et l’état a donc un rôle. La justice découle de l’égalité entre individus : l’état doit assurer ces capacités de choix de mises en œuvre de ces projets individuels moraux. Il n’existe donc pas de principes globaux entourant la vie sociale : la liberté individuelle est au centre du projet.
Mais le libéralisme a aussi un penchant plus entier : nommé ultra libéralisme dans le sens ou il va plus loin que les théories libérales « classiques », ou néo libérale dans le sens ou ces théories suivent historiquement la pensée de Rawls. Nozick (dans « anarchie état et utopie) par exemple, développe l idée ou la liberté et l’égalité seraient antinomique. En effet l’égalité par intervention étatique fausse les aspirations individuelles et donc la liberté. L’état n’a donc pas a intervenir a par pour des fonctions régaliennes. L’état adopterait donc un état minimal dans le souci de l inviolabilité de notre individualité. On abandonne là aussi le cadre global pour l’éclosion d’une mosaïque d’idéaux et d’utopies. Pr Hayek le marché est un bien meilleur outil puisqu’il n’assujettit pas et qu’il permet la coopération…
libéralisme et communautarisme
Pour revenir au débat antérieur qui opposait communautarisme et anti communautaristes ; il faut donc saisir que le communautarisme, dans un cadre national, est un phénomène de récession culturelle sociale ou politique.
qu'est ce qui fait un communauté:
1-un ensemble de personne ayant des relations directes et durables
2-un sentiment d'appartenance
3-une coopération voir une production commune (voir des B collectifs)
4-un système de références de codes partagés
ainsi certaines pratiques sur internet qui regroupe un certain grpe de personne peuvent être analysées comme des communautés...
là la communauté ne dérange pas...
ce qui dérange c'est lorsque la communauté se crée:
1-en opposition avec la communauté globale.
2-en situation d'autonomie vis a vis de la communauté globale
le fait que des communautés (ethniques, urbaines, religieuses, sexuelles, régionales) existe, est historique. le communautarisme que l on décrit souvent n'est pas autre chose que le remise en cause (et c'est souvent tant mieux) du modèle social français dogmatique, qui s'axait autour de 3 grands termes majeurs: -la centralité de l état -la supériorité de l état -l'extériorité de l état : ainsi l etat s'éloignait (a l'époque de sa construction dans les années 1900) des particularités régionales culturelles et religieuses: aujourd'hui ces revendications reviennent et c'est tout naturel de les faire s'épanouir si elles entres dans un cadre national.
antilibéralisme et anticapitalisme
Je fini par une petite pensée personnelle sur ce mouvement politique qu’est l antilibéralisme ; notamment avec ce mouvement anti libérale français : contre quoi se battent-ils ? Personne ne peut réellement le dire, simplement, comprenons que tous n’est pas a jeter dans le libéralisme. La place centrale de l individu doit être un objectif. Un différence entre un roi bourdieusienne et un roi libéral : cet individu central est avant tout doté de raison chez le libéral, cet individu est avant tout dominé pour moi… si ces 2 facteurs ne sont pas antinomiques ils débutent différemment la chaîne du questionnement.
Aussi, pour revenir a ce mouvement, ne faut il pas confondre libéralisme et capitalisme !
Commentaires
Personnellement, je trouve que c'est plutôt la place du socialisme qui est difficile à déterminer à ce niveau-là : coincée entre le libéralisme à se droite, et l'anticapitalisme à sa gauche... Ce qui explique peut-être d 'ailleurs les nombreuses divergences d'opinions au sein de ce parti (cf. les débats pour les primaires etc.).
Ecrit par : Bastogi | 08.12.2006
c est vrai bastogi mais la droite aussi est mal menée par toutes ces nuances liberales...
Ecrit par : roi bourdieusien | 08.12.2006
Salut à toi ô Roi
Très bonne analyse
L'anti libéralisme tel qu'il s'exprime aujourd'hui est un anti libéralisme économique et presqu'exlusivement économique.
Tout du moins dans l'application qu'en font les néo libéraux qui pronent une liberté du marché avec la fameuse main invisible d'Adam Smith. Mais même le père fondateur de ce libéralisme qu'était Smith pensait que l'état était nécessaire. Quand on regarde ce qui est fait au nom du libéralisme on s'aperçoit qu'un certain nombre de principes ne sont pas respectés. Par exemple quand on libére un marché on constate que très rapidement ce marché est capté par un nombre restreint d'entreprises qui font la loi sur ce marché (exemples : la téléphonie mobile en France, Microsoft pour la micro-informatique). Les domages collatéraux du libéralisme économique et financier sont importants. Ainsi on voit la part des salaires dans le PIB régresser au profit de la part de l'actionnariat.
Certains investisseurs (les fameux fonds de pension) ne recherche que le profit immédiat même au détriment des salaires (Actionnaires contre salaires) et ainsi on voit des entreprises licencier alors qu'elles sont largement bénéficiaires.
Pour résumer on peut dire grosso modo que le libéralisme politique serait plutot de gauche alors que le libéralisme économique lui serait de droite.
A nous revoir Majesté
Tenir et Résister
Ecrit par : le cri du peuple | 09.12.2006
Bonjour sa majesté ! Voici un lien qui t'intéressera sûrement :
http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=682&titre=Relire-Bourdieu
Ecrit par : FABRICE | 09.12.2006
bonjour Roi,
Je ne sais pas pourquoi il y a un chapître sur le communautarisme dans ta note ? quel lien avec le libéralisme ? d'ailleurs, tu n'utilises pas le lot 'libéral' et ses déclinaisons dans cette partie.
Concernant, le débat, j'ai envie de dire qu'il pourrait y en avoir un si on pouvait trouver une alternative au libéralisme. or il n'y en a pas ! c'est comme si on débattait de savoir si on préfère que la Terre soit ronde ou plate.
Je ne vois vraiment pas ce que vous voulez de plus. Plus de 40% des richesses sont redistribuées. Vous voulez encore plus ? donc, payer plus d'impôt ? or, trop d'impôt ne tue l'impôt. On ne peut plus augmenter les prélèvements obligatoires en France (peut-être de 1 ou 2% et encore, pour quel résultat ?) au risque de tomber dans les effets pervers qui ont rendu impossible l'application du communisme.
Le libéralisme tempéré qu'on a en France est le meilleur des systèmes mais il gagnait peut-être à être moins tempéré...juste pour voir
Quelle société veulent les antilibéraux (que ce soit Laguiller, Besancenot ou le PC)? Concrètement, s'ils arrivaient au pouvoir en 2007, qu'est ce qui changerait dans notre quotidien ?
Peuvent-ils mener une politique qui ne se transforme pas systématiquement en dictature ? Mon idée est que politique égalitariste et dictature sont indissociables car l'égalité totale imposée n'est pas dans la nature de l'homme et qu'il essaie forcément de s'en extraire par tous les moyens, même illégaux. Donc, ces partis égalitaristes veulent interdire totues ces vélléités.
Honnètement, en France (et ailleurs) il n'y a que deux choix respectables : soit un chouïa plus de libéralisme (ump) soit un chouïa plus de socialisme (ps). Nous avons avec ces deux partis des garanties de démocratie et de république que les autres n'offrent pas.
Ecrit par : Loïc | 09.12.2006
Ta note, cher roi, révèle la complexité de cette question mais a le mérite de montrer que les débats à l'emporte pièce dont les médias nous abreuvent, nécessitent d'en revenir aux théories fondatrices.
Juste un mot rapide sur le "marché":
le libéralisme a comme fondement le libre fonctionnement du marché. Or ce marché est, dans son principe, ni bon ni mauvais, il n'a pas d'état d'âme, par contre, dans son résultat, il est destructeur du lien social. L'échange commercial de biens marchands solvables sur le marché concurrentiel, aboutit nécessairement à la destruction de la nature et donc de l'homme dans la nature, mais surtout, en le réduisant à sa fonction économique, elle réduit l'homme à sa capacité de vendre et d'acheter et nie sa dimension proprement "sociale"!
Enfin je crois au caractère foncièrement illusoire de ce modèle, car le refus du contrôle étatique d'une part, les concentrations successives et la financiarisation du marché qui sont les effets naturels des politiques libérales d'autre part, finissent par tuer la réalité même de ce marché sur laquelle s'appuie cette théorie!
faudrait creuser... et surtout sortir des slogans du genre :"un pti coup de barre à droite et la France est sauvée!" ça c'est horripilant!
à+
à+
Ecrit par : arlequin | 09.12.2006
Arlequin, je devine ce que tu sous-entends dans ta dernière phrase. je pense d'ailleurs qu'à l'opposé tu dirais facilement 'il faut un ptit coup de barre à gauche' sans que ça te gêne. sauf que toi, c'est un coup de barre à l'extrême gauche que tu souhaites (si si...) et c'est bien pour ça que je ne vais plus sur ton blog (avec en plus le fait que je n'ai pas d'antidépresseurs sous la main). (et en plus on se fait insulter par ta copine Pascale). autant de raisons. Arlequin, tu n'aimes la contradiction, tu n'aimes pas le débat même si tu essaies de te convaincre du contraire. tu as trop l'impression d'être dans le vrai. Tu es manichéen, les gentils d'un côté, les méchants de l'autre. Les choses sont plus complexes.
Concrêtement, à part de continuellement te plaindre, que fais-tu pour que le système s'améliore ? je ne demande même pas des actes, juste quelques idées..mais rien, tu te plains sans fin, ça semble te plaire de penser que tu es exploité, qu'on nous manipule etc.
Avec Roi, on peut discuter, avec Nicolas J aussi, avec nombre de socialistes aussi (sur le blog de dsk aussi) mais avec toi, ce n'est pas possible. autant essayer de débattre avec Laguiller.
Je ne mélange pas extrême gauche et socialisme. J'ai déjà voté socialiste et je le referai sans doute mais là, j'ai acquis la conviction que la France a besoin d'une politique plus libérale pour assainir son passif et repartir sur les bases du progrès social. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
Aide-toi, Arlequin et le libéralisme t'aidera.
* le libéralisme n'est pas une thérorie, c'est un fait..autant dire que la nature est une théorie, que le fait que la Terre soit ronde est une théorie.
Ecrit par : Loïc | 09.12.2006
cri dui peulple
ton resumé est tres bon
merci bcp
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
tenoons et resisitons
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
merci du lien fabrice!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
j ai acheté ce livre "travailler avec bourdieu"
tres interessant d'ailleurs!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
l'opposition au liberalisme existe: il se developpe ailleurs dans le monde et tente de s'eclore ne france: ja voue qu c'est laborieux mais reconnaissons qu'en france nous ne sommes pas un "tout liberal"!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
aussi: pourquoi parler du communautarisem:
parcequ'on dit souvent que les libéraux sont communautaires
et l on dit aussi souvent que les opposants aux libéraux sont des "communautariens": c'est a dire qu'ils pensent la société comme une communuaté dc organisée autour d un principe central avec presence etatique; contre les liberaux qui pensent la société come une multitude de communautés...
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
arlequin: en effet on peut tout a fait noter la schizophrenie de cette theorie qui veut liberer l ind des ocntraintes etatiques pour que se dernier s epanouisse: Or, seuls, les individus inégaux n'ont parfois pas les moyens; les buts non plus, de leurs epanouissements!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
et surtout: voila le paradoxe central du liberalisme: " pas de principes centraux" dit-il...
on pourrait aussi comrend: "le principe central est: pas de principe central"....
en cela le liberalisme impose une contrainte puisque l individu se retrouve face a ses propres barriers (psychologiques,, sociales, symboliques, economiques)
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
ravi de voir que cette note vous inspire!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
Roi, pourquoi avoir peur du libéralisme dont tu parles alors qu'il n'est pas appliqué ? même dans les pays les plus libéraux, l'Etat a un place prépondérante (voir par exemple, le niveau de la dette publique aux Etats-Unis.)
On ne retrouve les libéraux dont tu parles que dans des groupuscules sans influence. Même 'alternative libérale" à côté d'eux est très à gauche..
Alors, pourquoi en parler ?
Ecrit par : Loïc | 09.12.2006
pourquoi en parler?
parceque ce mot est dans la bouche de tout le monde et qu'avoir quelques notions de ce que l on critique peut etre bon...
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
je n ai pas peur du libéralisme loic: j ai peur de sa vision "extreme"
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
sur le lien avec la discussion que nous avons eu sur le communautarisme: la note t'a t-elle convaincue ou pas?
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
elle m'a convaincu sur le fait que tu es très clair dans tes idées, oui. pour reprendre tes mots, je me sens plus communautarien que communautaire (je constate que tu n'utilises pas le mot 'communautariste' qui a une forte connotation péjorative..et c'est bien).
J'ai lu sur wikipédia que le débat sur le communautarisme n'existe pratiquement qu'en France. étrange non ? alors que nous avons un pouvoir central très fort et que ça ne changera pas. alors, pourquoi une foi de plus se faire peur avec des choses qui ne nous concernent pas (communautarime, ultra-libéralisme) ?
Tu as peur de l'ultralibéralisme ? alors, je te rassure, tu peux dormir tranquille, ça n'existe pas en France ni en Europe et ça n'existera jamais. tu peux avoir peur de d'autres choses mais pas de ça.
tu dis que le 'libéralisme' est un mot dans la bouche de tout le monde. C'est vrai mais dans les faits, ça n'est pas vrai ! je crois que l'extrême gauche a réussi à faire passer pour réel quelque chose qui ne l'est pas !
Ecrit par : Loïc | 09.12.2006
sur tn premier point: moi je me poserais plutot comme communautarien: c'est a dire comme voulant une substance centrale au pays: c'est a dire une injonction etatique a faire société: mais pour se faire il faut que l'état, dans son modele social, integre les minorités, sil ne veut pas qu'une cessecion ait lieu...
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
sur ton 2d point; je crois que les points que j ai definit comme etant centraux dans notre modlee social, a savoir la centralité de l etat; est caracteristique a la france... ceci explique peut etre cela!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
sur ton 3eme point: au moins ne nions pas que ce mot est employé: c'est vrai souvent pour un mauvais usage...
dans dans la mondialisation que nous connaissons nous avouerons aussi que le liberalisme est plus feroce qu'en france... en ce sens l'extreme gauche n'est pas pour rien, souvent, altermondialiste!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
est-ce que le grand optimiste que je suis a peur de quelque chose ? je veux dire quelque chose qui échappe à ma propre volonté.
ce qui me vient à l'esprit, c'est le fanatisme religieux qui a prouvé ce dont il était capable en tueries d'innocents etc. ce qui me fait peur aussi c'est l'axphysie budgétaire qui pourrait arriver dans quelques dizaines d'années dans des pays comme la France ou l'Allemagne, qui nous mettrait sous tutelle du fmi avec toutes les contraintes que cela suppose.
Autre chose qui m'embête c'est désindustrialisation de la 'vieille Europe' au profit des pays émergents. ceci dit, j'aim les diées qu'enfin, nous partagions la création de richesse avec des pays en développement même si celà nécessite des adapations en Europe. Mais le marché ayant horreur du vide, on trouvera toujours à remplacer une activité par une autre. Par exemple, je crois bcp en la révolution industrielle des nanotechnologies bien que ce soit encore très abstrait pour tous.
D'un point de vue humain, ces mutations sont brutales et font mal évidemment mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille. L'Etat doit accompagner au mieux ces mutations.
Ecrit par : Loïc | 09.12.2006
oui, on dit parfois que la France est le seul pays qui a réussi à appliquer le communisme et qui le fait toujours..c'est une boutade bien sûr. mais bon, à la base, ça signifie bien quelque chose. (on a tous été glacé par le sondage fait dans plusieurs pays où on apprend qu'à 70%, les français ne considérent pas le libéralisme comme le meilleur système..même les keynians pensent le contraire !)
oui, le mot 'libéralisme' est employé a tort et à travers. le libéralsiem serait à l'origine de tous les maux alors qui si on fait la balance, c'est quand même fou ce qu'il a apporté depuis des centaines d'années en progrès technique, progrès de la médecine, progrès social etc etc...( car toutes les politiques socialistes ne se font qu'en aval du libéralisme, c'est à dire après la création de richesse). On peut dire qu'en France le système de production est libéral et que tout ce qui se passe après est de type socialiste..et ça me semble un bon compromis...mais toujours à améliorer bien sûr !
Ecrit par : Loïc | 09.12.2006
la lutte va être longue et difficile, mais on a la pêche!! enfin certains jours , c'est un peu décourageant quand même!!
Ecrit par : arlequin | 09.12.2006
comme tu aura pu le constater le liberalisme crée un individualisme roi, qui ne trouve pas son echo de la meme maniere a droite qu'a gauche: que l etat accompagne oui, mais quel individu? les ideologies font diferer la question!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
en tt cas merci de tous tes (longs) commentaires loic!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
courageux arlequin!
Ecrit par : roi bourdieusien | 09.12.2006
puisque ça se passe sur ton blog, cher roi, et que tu as l'air d'avoir la cote auprès du jeune breton, explique moi comment on peut discuter avec un mec qui considère que le libéralisme participe à la révolution copernicienne et qu'il s'impose comme le nez au milieu de la figure... (les fondamentalistes de tout poils ne raisonnent pas autrement)... ce qui d'ailleurs rend ta note et toute ta réflexion parfaitement superflues !!!
Ah les fausses évidences!! que de mal n'a-t-on pas fait en leur nom! Mais avec Bourdieu tu es armé pour débusquer ce type de forfaiture!
à+
Dommage!
Ecrit par : arlequin | 09.12.2006
"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"
FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).
Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures.
Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.
"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"
FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.
Bisous Erin
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
"La croissance crée des emplois"
FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.
"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"
FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!
"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"
FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
Et pour terminer, le sujet est trop important pour faire court !
"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"
FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.
D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.
Voilà, j'ai fini !
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
Erin06,
Ce dont tu parles là, c'est de l'ultralibéralisme (d'ailleurs, tu utilises sans cesse l'expression 'dogme libéral') or, et tu le sais bien, le libéralisme tel qu'il est appliqué en Europe et ailleurs est très imprégné de socialisme. 45% des richesses crées sont redistribuées : c'est donc presque du 50-50...
Sinon, on est tous d'accord avec les reproches que tu fais à l'ultralibéralisme. d'ailleurs, on est tellement tous d'accord que ça ne sert à rien de débattre là dessus..
et oui, Arlequin le libéralisme va dans le sens de l'histoire et d'ailleurs, tu participes toi aussi à sa réussite en le critiquant. Car le libéralisme étant étroitement lié à la démocratie, il tire aussi sa force des critiques qu'on lui fait.
Ecrit par : Loïc | 10.12.2006
car libéralisme et démocratie sont liés..(bizarre que tu ne l'aies pas signalé, Roi). Dictature et libéralisme ne vont pas ensemble car aucune dictature ne tient vraiment dès lors qu'elle accepte le libéralisme.
Vous allez me dire 'et la Chine'..., c'est une question de decennies.
Ecrit par : Loïc | 10.12.2006
wahou!
bah merci erin pr ttes ces precisions!
Ecrit par : roi bourdieusien | 10.12.2006
j avoue ne pas avoir a rajouter grand chsoe
mais si quelqu un veut s'exprimer...
Ecrit par : roi bourdieusien | 10.12.2006
arlequin; ja voue que je suis un peu perplexe quand on me demande l utilité d un debat quelque soit son sujet... mais loic a je trouve toute sa place sur un blog même s il ne partage pas mes opinions:
ytu avoueras cher arlequin que ces reactions ici ont toujours ete constructives...
Ecrit par : roi bourdieusien | 10.12.2006
loic: la limite entre le l ultra liberalisme et le liberalisme est grande... certes... mais des derives peuvent sembler liberales en france: et même si la france n est pas le pays le plus libéral au monde la philosophie du central individu roi a encore des penchants liberuax regretables: par exemple imputer aux individus les conséquences de leurs supposés choix (les chomeurs peuvent en etre un bon exemple), toutes ces soi disant responsabilisations, découlent de ce dictat...
Ecrit par : roi bourdieusien | 10.12.2006
c 'est vrai loic; je n'ai pas souligné ca: mais je precise bien que la question philosophiue politique majeure de laquelle né le liberalisme est ce contraste entre etat et liberté: la democraie née du libéralisme politique comme tu fais bien de le souligner loic!
pour autant il ne legitime pas tout!
et quelques ultra liberaux (Hayeck par exemple) se mefaient de la democratie et ont soutenus ouvertement des regimes dictatoriaux (comme celui de pinocher par exemple)...
dc le lien est plus ambigue qu il n y parait!
Ecrit par : roi bourdieusien | 10.12.2006
merci quand même a tous pr ts ces commentaires!
Ecrit par : roi bourdieusien | 10.12.2006
Bonjour bon Roi
Je vais essayer de faire court mais le sujet est trop important.
"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"
FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).
Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures.
Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.
"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"
FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.
"La croissance crée des emplois"
FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.
"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"
FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!
"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"
FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.
Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:
- sur les salariés qu'on aura licencié pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.
- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.
- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)
- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont dont les salariés sont transformés en chômeurs.
- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)
"La mondialisation profite à tous"
FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.
L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.
Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.
En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.
"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"
FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".
Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.
"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"
FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.
D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.
Voilà !
Bisous Erin
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
Bonjour,
Je vais essayer de faire court mais le sujet est trop important !
"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"
FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).
Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures.
Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.
"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"
FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.
"La croissance crée des emplois"
FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.
"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"
FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!
"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"
FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.
Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:
- sur les salariés qu'on aura licencié pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.
- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.
- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)
- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont dont les salariés sont transformés en chômeurs.
- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)
"La mondialisation profite à tous"
FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.
L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.
Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.
En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.
"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"
FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".
Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.
"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"
FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.
D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.
Bisous Erin
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"
FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).
Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures.
Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.
"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"
FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.
"La croissance crée des emplois"
FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.
"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"
FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!
"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"
FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.
Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:
- sur les salariés qu'on aura licencié pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.
- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.
- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)
- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont dont les salariés sont transformés en chômeurs.
- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)
"La mondialisation profite à tous"
FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.
L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.
Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.
En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.
"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"
FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".
Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.
"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"
FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.
D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.
sujet trop important pour faire court !
Bisous Erin
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"
FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).
Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures.
Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.
"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"
FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.
"La croissance crée des emplois"
FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.
"Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"
FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!
"L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"
FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coût réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.
Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:
- sur les salariés qu'on aura licencié pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.
- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.
- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)
- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont dont les salariés sont transformés en chômeurs.
- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)
"La mondialisation profite à tous"
FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.
L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.
Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.
En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.
"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"
FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".
Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.
"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"
FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.
D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.
Le sujet est trop important pour faire court !
Bisous Erin
Ecrit par : Erin06 | 10.12.2006
Désolée ! il doit y avoir eu un ptit bug informatique !
Erin
Ecrit par : Erin06 | 11.12.2006
il y a bien longyemps sur nos blogs un certain Lucilio, un théoricien celui-là, nous avait prouvé que l'ultra-libéralisme n'existe pas que c'est un abus de langage , purement malveillant ! Alors messieurs les chantres du libéralisme faudrait accorder vos violons.
Au moment où un certain Pinochet rend son âme au diable, il faut quand même rappeler que ce monsieur a bâti sa politique sur l'ultra-libéralisme, que "ça a fait décoller le pays", comme ils disent, et jeté dans la misère des centaines de milliers de chiliens.
Ecrit par : arlequin | 11.12.2006
Cher jeune roi, loin de moi l'idée de te contester le droit d'accueillir qui tu veux sur ton blog!! il ne manquerait plus que ça!!! la seule chose que je déplore et que je trouve très déplaisante c'est qu'on me fasse des procès d'intention, n'en faisant moi-même à personne - sauf à nos hommes politiques - et aux puissants en général... mais ça j'ai bien peur que ça ne fasse qu'empirer!
amitiés
Ecrit par : arlequin | 11.12.2006
je trouve la démonstration de Erin, impeccable et implacable. BRAVO!
Ecrit par : arlequin | 11.12.2006
Oh la la !!! Tous ces commentaires, impressionnant !!! (Erin06, il est intarrissable !)
C’est intéressant, mais en tant que non-spécialiste de la question, voici mon humble avis :
Il est curieux de voir que le terme libéralisme en français implique généralement l’aspect économique, alors qu’en anglais, il faut toujours ajouter l’adjectif « economic »… La version française n'est donc qu'une arnaque linguistique qui nous fait l’associer au terme « liberté », car si chacun chérit la Liberté avec un grand « L », beaucoup honnissent aujourd’hui le libéralisme, qui selon moi n’est qu’un terme servant à édulcorer le capitalisme…
Et concernant l’ultra-libéralisme, lorsque les aspirations individuelles de quelques-uns contribuent à appauvrir toujours davantage l’ensemble des citoyens, on ne peut qu’être contre cette doctrine… une poignée de décideurs ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, une majorité de gens n’ont que la liberté de fermer leur gueule… pas très défendable, non ?
Ouf, j’suis vidé, là ;-))))
Ecrit par : llaurrrent | 11.12.2006
wahou
merci erin!
et bravo
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
on est 2 arlequin a feliciter erin!
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
Arlequin, l'ultra-libéralisme est au libéralisme ce que le communisme est au socialisme.
L'ultra-libéralisme n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais si ce n'est dans les fantasmes des extrêmes gauchistes. C'est pour ça que je considère que l'ultra-libéralisme est de gauche.
Prenons par exemple le marché du travail : il faut bien comprendre ce qu'est un marché du travail libre, conforme aux marchés "parfaits" décrits dans les manuels. Les Etats-Unis sont souvent présentés comme le modèle d'un tel marché, car les licenciements y sont possibles sans préavis, sans justification et sans indemnité. Mais nous sommes encore bien loin du compte. il faudrait par exemple que les salaires de toutes les personnes en emploi soient renégociés en permanence, un peu comme les actions sont côtées en continu (à défaut, les salaires pourraient être revus heure par heure, ce qui est peut être un degré de rigidité acceptable !). En réaction, un salarié arrivant au bureau le matin et découvrant le salaire d'équilibre prévu pourrait informer son employeur de son intention de ne travailler que deux heures, après avoir arbitré entre coût du travail et coût du loisir. Cette incertitude permanente, totalement invivable, serait limitée par l'existence de marchés à terme du travail, permettant d'acheter ou de vendre aujourd'hui du travail livrable dans le futur. Comme toujours avec les marchés à terme, des opérations spéculatives risqueraient de se développer. Par exemple, anticipant une pénurie à venir d'une certaine qualification, une entreprise de travail temporaire pourrait acheter à terme une grande quantité de travail de cette qualification dans l'espoir de le revendre nettement plus cher au comptant quelques mois plus tard.
A l'évidence, le monde ainsi décrit est assez éloigné du nôtre.
Vois-tu désormais ce qu'est l'ultra-libéralisme ?
Et combien de fois faudra-t-il de dire qu'un pays comme la France qui redistribue 45% des richesses crées ne peut pas être libéral. Aux Etats-Unis, ce taux est à environ 30% et c'est déjà pas mal pour un pays soi disant ulltra-libéral..
Maintenant, si tu me trouves un pays à moins de 10%, je veux bien revoir ma position sur l'absence d'ultra-libéralisme sur Terre (à moins peut être que quelques paradis fiscaux...encore que..mais j'ai pas les chiffres et il pourrait y avoir des surprises dans le bons sens !)
Ecrit par : Loïc | 11.12.2006
et pr le bug c'est noraml: sur mes blogs rien ne marche vraiment!
lol
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
oui c'est vrai arlequin: lucilio nous avait expliqué ca et je dois avouer qu il ne manque pas a ces pages lui...
j'allais justement en parler pour ceux qui s en seraient rappelé...
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
loic:
sur ce point je crois qu on est d'accord: la france n est pas un pays liberal entierement
cependant il est des pans de la société francaise tres liberaux; pas economiquement mais philosophiquement: ainsi l echec scolaire est imputé directement a l eleve dans une forme humiliante et individualisée de l echec : ce qui n est rien d autre que l expression liberal du choix individuel...
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
aussi: sur l ultra liberalisme des regles internationales ont été tentées par cette voie...
tatacher et reagan en premier se sont souvent inspiré du monetarisme qui etait une vision extreme du liberalisme.
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
enfin, arlequin je promet que s il y a proces d intentions ou derapages je serais plus vigilent! ou du moins j essayerais!
bisous amicaux
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
oui, on a 'tenté', on s'en est 'inspiré...mais dans les faits, hein ?
Personne aujourd'hui en Grande Bretagne ne conteste l'idée que Tatcher au sorti la Grande Bretagne du marasme dans lequel elle était tombée dans les années 70.
Un virage libéral est parfois utile dans un pays, sans qu'il ne remette en cause les fondamentaux sociaux.
Et c'est, il me semble (mais je peux me trompé) ce qu'a besoin de la France présentement...avant de reprendre la voie du progrès social plus tard. Car le but pour tous est de sauver notre modèle social.
Je ne traite que du libéralisme en économie. Pour le reste, Roi, je crois qu'on est d'accord. Je suis pour une école laique et républicaine qui ne laisse personne au bord de la route. L'échec scolaire n'est pas une fatalité. et il ne faut pas toucher à la carte scolaire.
PS : j'ai revu 'germinal' ce soir et je pense toujours que le film n'arrive pas à la cheville du roman de Zola (les personnages manquent de profondeur). Zola est énorme...à lire et à relire, les rougon Macquart valent mieux que tous les manuels d'histoire traitant de la seconde partie du XIXème siècle.
Je te rassure, j'en ai fini pour ce soir. Suis crevé de ma journée...
Bisous à tous.
Ecrit par : Loïc | 11.12.2006
bah bonne nuit alors mr
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
je reamrque d ailleurs que tu passes svt ici avant da ller au lit? ca te fait passer de bonnes nuits mes pensees?
Ecrit par : roi bourdieusien | 11.12.2006
il y a quelquechose de pas logique dans ce que dit Loïc!!! je sais pas encore quoi, mais ça me tarabuste... si tu le permets, jeune roi, je mettrai une petite note à ce sujet sur mon blog!
Ecrit par : arlequin | 12.12.2006
y a aucun probleme arlequin
je te laisse faire!
Ecrit par : roi bourdieusien | 13.12.2006
j'encourage donc tt le monde a passer sur:
http://arlequin.blogspirit.com
Ecrit par : roi bourdieusien | 13.12.2006
juste comme ca
avec 66commentaires cette note devientr la note la plus commentée de ce blogs
merci a tous!
Ecrit par : roi bourdieusien | 13.12.2006
une écopub!!! merci, roi!
Ecrit par : arlequin | 13.12.2006
"Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur.
Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes. "
Ecrit par : Loïc alias Lincoln | 13.12.2006
Pour tout savoir sur le libéralisme :
Le Champ Libre - http://cvincent.club.fr
Ecrit par : Albert LI | 13.12.2006
de rien arlequinours!
Ecrit par : roi bourdieusien | 13.12.2006
"Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes." voila une phrase bien contestable cher loic!
mais merci de cette citation!
Ecrit par : roi bourdieusien | 13.12.2006
voi;a un site a visiter même si tout n est pas aussi facilement recevable.
Ecrit par : roi bourdieusien | 13.12.2006
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