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24.11.2006
Communiquer et informer : les medias et la desinformation
Ha ! le manque de temps…
Je vous laisse le sujet de ma prochaine note : différencier l(‘information de la communication : si vous avez des impressions, des suggestions a faire : n’hésitez pas…
Les medias tiennent une place importante dans la sphère publique : ils l’animent, ils informent, ils critiquent, ils dévoilent. Par conséquent ils sont en partie, responsables des représentations (positives et négatives) de chacun sur un grand nombre de sujets, de société ou de politique…
La désinformation passerait aussi par eux, en diffusant des messages simples, decontextualisés, deshistoricisés, dépolitisés mais ultra sentimentalisée …
Aujourd’hui ; les medias informent t-ils toujours ?
Commentaires
Les médias "désinforment" par l'abondance de l'information. Plus rien n'est vérifié à la source afin de faire de l'actualité à chaud, du scoop, comme ils disent. La puissance de l'audimat fait la loi à présent le tout assaisonné par les annonceurs qui pèsent très lourds dans la balance.
Ils sont pris dans un système dont ils sont à la fois les instruments et les victimes, la manipulation arrive, à un moment ou un autre, à leur échapper, c'est le principe même de la manipulation : le manipulateur a besoin du manipulé jusqu'à un renversement de perspective : celui de l'ombre qui renferme la lumière…
Nous sommes à l'époque de la toute puissance de l'image et celle-ci "invente" le personnage médiatique qui ne peut jamais avoir une idée exacte de ce qu'il renvoie exactement à l'autre. D'où l'intervention des conseillers en communication, en image pour les politiques qui ne peuvent plus faire l'économie de la chose. C'est ce qu'un homme comme Rocard n'a jamais compris : il n'a jamais travaillé son image, sa façon de s'adresser aux autres, trop ancré qu'il était dans ses idées. À l'heure actuelle, on ne gagne plus une élection uniquement avec des idées, il faut de belles images accompagnées de bulles mais pas trop denses. Il en va de même dans la presse dite magazine : l'image l'emporte sur le texte. On me rétorquera qu'il reste la radio qui échappe à l'image mais là aussi la censure est redoutable.
Ecrit par : FABRICE | 25.11.2006
wahou
beau commentaire fabrice
je reviendrais sur tous ces points dans ma note
Ecrit par : roi bourdieusien | 25.11.2006
surtout:
merci bcp!
Ecrit par : roi bourdieusien | 25.11.2006
la radio est moins pire que la télé..
mais, la télé, pour une fois que je suis d'accord avec Fabrice, c'est la cata...exemple, ces images des glaces qui fondent (ce qui est normal et naturel) pour prouver un soi disant réchauffement climatique...la télé, ce n'est que des raccourcis à 2 balles...
Et oui, évidemment l'image désormais compte plus que les idées...la preuve, Royal a été choisie par les socialistes..
Mais la faute à qui en fait ? la faute à l'audimat ? et pourquoi y-at-il un audimat ? parce que chaque télé veut savoir combien la regarde ? et pourquoi chaque télé veut savoir combien la regarde ? car plus on est regardé, plus on attire les annonceurs et dont le fric...
conclusion : c'est le libéralisme appliqué à l'audiovisuel qui a rendu notre paf si nul.
Ecrit par : Loïc | 25.11.2006
wahou!
loic!
pour ton premier exemple: t'as regardé arret sur image toi? ou ils expliquaient qu'en cette saison il y avait toujours eu des glaces fondues au sud du globe...? non?
ccl? c'est toi qui a dit ca?
Ecrit par : roi bourdieusien | 25.11.2006
etonnant ce loic!
merci d etre passé
la suite arrive tres vite concernant les medias
j'espere que ca te plaira...
Ecrit par : roi bourdieusien | 25.11.2006
le libéralisme est le meilleur système pour les biens de consommation courante mais l'information et le savoir ne sont pas des biens de consommation courante.
Ecrit par : Loïc | 25.11.2006
tu sais l'expension du marché n'a (pour certains) pas de limites...
dc je suis heureux de voir que tu n'es pas de ceux la!
Ecrit par : roi bourdieusien | 25.11.2006
je ne suis pas de ceux là, certes ! mais là où l'économie de marché doit s'appliquer, je considère que pour qu'elle soit optimale pour tous (entreprises et consmmateurs), il ne faut pas l'entraver ou très peu.
mais les médias, la santé ou la sécurité ne doivent pas être soumis au libéralisme. C'est une évidence. par exemple, je suis outré par la concurrence entre les laboratoires pharmaceutiques : c'est indécent pour les malades et en plus, ces labos privés ne s'intéressent pas, par définition, aux maladies rares.
Perso, je pense qu'à partir du moment où une maladie peut provoquer la mort d'un seul être humain, il ne doit y avoir aucune limite financière à la recherche pour tenter de trouver un médicament ou un vaccin pour la guerir.
car la vie d'un être humain vaut tout autant que celle d'un milliard d'êtres humains. UNE vie est un merveilleux hasard qu'il faut A TOUT PRIX tenter de sauver (sauf éventuellement sur demande du souffrant).
Ecrit par : Loïc | 25.11.2006
sur les laboratoires il y aurait tant a dire...
notamment sur les choix de recherches...
les machés sur lesquels celles ci sont faites, et les marchés ou les médicaments sont envoyés...
Ecrit par : roi bourdieusien | 25.11.2006
>> comment, cher Loïc, peux-tu suggérer que les biens de "consommation courante" constitueraient une espèce de bulle épargnée, un îlot pur et dur où la liberté totale du marché pourrait jouer sans entraves??? Et d'abord qu'entend-t-on par "bien de consommation courante"? les légumes, le pain, les jouets de Noël, les fringues? quoi encore?
Personnellement je ne tiens pas du tout à ce que ce que je bouffe soit laissé au bon vouloir des capitalistes? Pas vous?
Ecrit par : arlequin | 26.11.2006
...ce que je vx dire c'est que la qualité du poireau sur lequel mon voisin le maraîcher(un mec très sympa d'ailleurs) déverse des tonnes de pesticides me paraît plus important que la qualité de l'aspirine que je mets dans mon verre!!!!
Ecrit par : arlequin | 26.11.2006
... je ne prends jamais d'aspirine...
;o)))))
salut et bon dimanche , jeune roi!
Ecrit par : arlequin | 26.11.2006
je te reconnais bien là arlequin: et tu as raison: il y a des effets pervers, il y a des effets négatifs que le marché ne prend pas en compte sans l'état: la pollution, en fait partie...
Ecrit par : roi bourdieusien | 26.11.2006
bon dimanche a toi aussi arlequin et merci d'etre passé par les pensées qui te sont toujours ouvertes!
Ecrit par : roi bourdieusien | 26.11.2006
je pose ici la note qui a suivit:
puis les commentaires qu'elle a sucité
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
suite a l'introduction d'hier, voici une critique des medias: l'actualité politique eclairera plus que jamais mes propos: elections presidentielles obligent...
l'idéeal démocratique:
L’espace publique, en tant que lieu d’interactions entre des individus et des problématiques non privées (ce qui évolue dans le temps), est souvent idéalisé : comme je l’avais précédemment définit pour l’école, il existe une vision antique quasi sacré, du lieu « public » : dans cet espace les individus useraient de leurs capacités critiques, intellectuelles, cognitives, pour s’émanciper et s’affranchir en devenant, en étant plutôt, citoyen. La cité est donc au centre de l’individu… cette annonce parait étrange aujourd’hui où l’individu (souvent individualisé) est au centre des préoccupations sociales… la critique des médias, en tant qu’outil de dynamique de l’espace publique, de dévoilement, de critique, d’analyse, de dénonciation, d’information, est donc passée au tamis de cette idéal démocratique.
critique des medias
Dans la vision bourdieusienne (et là je me permet de vous renvoyer a « sur la télévision » ou « faire l’opinion » de Patrick champagne) l’individu tient une place assez passive dans l’information médiatique (bien que cette vision ait été revue depuis, critiquée, mais aussi réactualisée…) : l’individu est au bout d’une chaîne longue en processus : dans laquelle le journaliste est soumis a des pressions économiques qui affaiblissent l’information et désinforment, décontextualisent, déshistoricisent (l’audimat et des format, aussi bien que les patrons des groupes de presses jouent alors les marionnettistes) : le journaliste (parce qu’il emploie souvent un vocabulaire plus émotionnel ) voile l’information : la vérité, complexe, n’est donc pas abordée : la sphère publique en est alors privée… le journaliste, autant victime que coupable, devient dc, et son journal aussi, un rouage décisif de désinformation.
communiquer n'est pas informer
Les medias font passer pour de l’information ce que relèverait plus probablement de la communication, émotionnelle, sensationnelle, le plus souvent… communiquer relève du fait de mettre en lien 2 personnes : en ce sens il suffit d’allumer la télé pour dans un certain mode de communication moderne… mais l’information résulte d’un procédé plus complexe : il faut : que la personne s’intéresse a l’information, qu’elle sache de quoi il traite, que l’information concerne la personne de près ou de loin pour que l’information soit : elle transforme un « non savoir » en un savoir, un « savoir faux » en un « savoir réactualisé » : l’information nécessite dc un travail plus scientifique.
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
et voici les commentaires:
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
dis-donc, roi,je t'ai laissé un commentaire ce matin et il n'apparaît pas ! Que se passes-t-il ? :-((
Ecrit par : FABRICE | 28.11.2006
sisi fabrice: moi je l'ai eu...
attend je vais voir s'il y est toujours; mais celui sur l introduction d'hier a même eu l'honneur d'une réponse...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
Mille excuses ! Je ma souis trompé, c'était sur l'autre note en fait !
Ecrit par : FABRICE | 28.11.2006
bah oui...
et c'était tres interessant
j'espere que la note que j'ai posé aujourd'hui te convaincra...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
et pas la peine de t'excuser!
lol
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
"Dans la vision bourdieusienne (et là je me permet de vous renvoyer a « sur la télévision » ou « faire l’opinion » de Patrick champagne) l’individu tient une place assez passive dans l’information médiatique"
Avec Internet, apparaît un nouveau modèle où l'individu n'est plus passif mais actif, puisqu'il "crée du contenu" (pour employer le langage des marchands). Mais il convient de critiquer cette prétendue "activité". En effet, beaucoup d'auteurs de blogs (pour citer cet exemple) se contentent de répéter ce qu'ils ont entendu, de dupliquer des éléments trouvés ailleurs et, surtout, ils pensent selon les schémas que leur imposent les grands médias.
Autrement dit, ce n'est pas un changement de média qui rend actif l'individu (consommateur de médias) passif, mais c'est plutôt un changement d'attitude et de point de vue...
Ecrit par : eric | 28.11.2006
cher eric
je ne pensais pas en disant que je revolutionnais la notion d'activité et de passivité des mediavores... je ne revolutionne pas non plus la position qui est la mienne: par ce blog je ne fais souvent qu'être dépendant des informations des grands medias...
en ce sens, en effet, peu importe la forme du medias...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
pour rebondir qur ce que tu viens de dire; je crois plutot qu'un individu ne peut etre actif devant les medias que si ces derniers offrent les moyens d'etre critique, d'avoir des comparaisons, si ces derniers se ditinguent entre eux...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
c'est vrai qu'on ne se détache pas de façon magique de la pensée dominante! mais les caractéristiques du médium sont quand même déterminants dans la forme - et donc un peu dans le contenu - du message. Ainsi les blogueurs n'échappent à rien, mais ce type original de com peut contribuer , sous certaines conditions, à développer l'esprit critique par la facilité mais aussi les exigences des formes de l'échange.
La grande question reste toujours: "pour qui?"
Ecrit par : arlequin | 28.11.2006
Roi bourdieusien,
"je crois plutot qu'un individu ne peut etre actif devant les medias que si ces derniers offrent les moyens d'etre critique, d'avoir des comparaisons, si ces derniers se ditinguent entre eux..."
Le rôle des médias n'est pas, a priori, d'offrir des moyens d'être critique.
Quand on écouter un débat sur France Culturere, qu'on regarde une émission politique sur France 2 ou qu'on lit un article du Point, bien sûr que le média nous apporte des moyens d'être critique. Mais la critique vient avant tout de l'individu... car les médias inscrivent toujours la critique dans des bornes restreintes.
Le phénomène des blogs, on l'observe souvent, a tendance à reproduire les schémas de pensée unique des médias. !Et c'est justement ce qu'il faudrait éviter...
Ecrit par : eric | 28.11.2006
je suis d'accrda vec toi eric: mais! quand même... qui lit le point et ecoute france inter? c'est a dire, a qui les medias ofrent -ils la possibilité de critiquer le systeme : a ceux qui qont inclus (et le mieux inclus) dans le systeme. pour les autres il en va d'une autre manière...
et ces critiques etant intra systeme, elle ne revelent qu'une chose: que le systeme est bien interiorisé: on ne critique une sphére publique que lorsque les regles qui la dominent on bien été interiorisée: en ce sens même les mieux armés ne le sont pas vraiment...
les medias doivent fournir ces outils de maniere plus diversifiée; les medias doivent s'opposer car la conflictualité, les differences, sont l'essence même de toutes questions sur la sphére publique, qui pourrait émaner de l'individu: si l'information se dit et se vit partout pareil alors l'esprit critique est amoindrit... la télé sur ce point est loin d'offrir aux telespectateurs une diversité qui s'imposerait...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
je ne sais pas si je me fais comprendre...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
voila arlequin: pour qui?
les medias qui offrent ces outils de critiques (internes) ne l'ofrent pas a tous de maniere égale: l'acces a l'épanouissement hors du controle des medias n'est pas donné a tout le monde de la même façon...
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
... et en particulier lorqu'il s'agit de l'écriture argumentée, qui une forme de symbolisation particulièrement élaborée et donc exigente.
Ecrit par : arlequin | 28.11.2006
Je crois que c'est clair!
;)
Ecrit par : eric | 28.11.2006
merci pr tous ces com eric, et arlequin
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
au fait eric: il faudra que j'y pense; mais je compte te mettre dans mes favoris:
puis-je?
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
c'est fait; aujourd'hui même!
Ecrit par : roi bourdieusien | 28.11.2006
Il est bien difficile de faire confiance aux médias... Ils sont soumis comme beaucoup à une certaine censure qui fait que l'on ne nous donne qu'une certaine partie d'informations (parfois celle qui les arrange d'ailleurs le plus !), et le public doit s'en contenter. Je pense par exemple aux statistiques concernant la prétendue "baisse du chômage"... En s'intéressant de plus près à la manière dont ces statistiques sont calculées, en s'aperçoit que l'information qui nous est donnée par le biais des médias est complètement erronnée... Seulement voilà, la plupart des français prennent pour argent comptant tout ce qu'on leur dit sans chercher à comprendre et à voir plus loin. Il faut essayer d'avoir un esprit plus objectif !
Les exemples sont nombreux, et les médias peuvent ainsi, via des reportages et émissions montés d'une certaine manière, influençer complètement le téléspectateur en lui faisant passer une info qui n'est pas forcément représentative de la réalité, et qui contribue donc à entretenir les idées reçues sur certains sujets et débats.
Ecrit par : Cedehel | 29.11.2006
ton commentaire suit completement tout ce qui vient d'etre dit: je crois que sur ces pages nous sommes tous d'accord:
je m'amuse aussi de ce que l on dit tous ici:
le medias influencent....les autres!
avouons le... nous aussi...
Ecrit par : roi bourdieusien | 29.11.2006
un clin d'oeil pour la route, jeune roi! plutôt que de s'intéresser à ce que les médias nous font, ne vaudrait-il pas mieux se demander ce que nous faisons des médias!!!!
à+
Ecrit par : arlequin | 29.11.2006
pourquoi pas arlequin
des sociologues americains ont prouvés qu'il extaient des leaders qui servaient d'intermediaires entre la pop et les medias (svt des gens qui sont a l ecoute des medias et qui tentent de convaincre)... ainsi nous ferions des medias ce que nos relations sociales en font aussi ou nous en font faire...
de plus on pourrait aussi dire que l on crée des medias, ou en tout cas de l interactivivité, avec nos blogs... certains sociologues allemands ont tentés cette hypothese: la télé est ce que nous en faisons... réellement cela ne fonctionne pas si bie que cela: nous zappons, certes, mais de maniere relative selon notre position dans les differentes strates sociales (politiques, sociales, economiques, associatives...)
...
Ecrit par : roi bourdieusien | 29.11.2006
tout à fait ok! le grand public n'existe pas! il n'y a pas UN public des médias, il y a des groupes qui en font des usages bien différents!
"nous ferions des medias ce que nos relations sociales en font aussi ou nous en font faire..."
oui voilà qui complique le débat et qui surtout permet de sortir de cette position que tu fustigeais plus haut: ce sont les autres qui sont influencés par les médias, pas moi!
J'ai toujours pensé que cette approche pseudo-psycho n'avait qu'un intérêt limité mais que celle des usages sociaux était plus féconde mais bien plus complexe. Bonne journée, jeune sociologue éclairé!
;o)))))
Ecrit par : arlequin | 30.11.2006
éclairé éclairé...
je fais ce que je peux...
modestement
merci a toi pr ts tes com!
Ecrit par : roi bourdieusien | 30.11.2006
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