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20.10.2006

la question sdf

je viens de retrouver un texte que j'avais fait sur la question sdf, mise en parallele avec la question du vagabond: ce texte a donc une dimension historique et sociologique...
des analyses sur le mode de vie sdf y sont aussi évoquées...

j'avais pondu ce texte l'année derniere pour un exposé...
j'avais choisi ce sujet assez peu traitée en matiere politique, alors qu'en sociologie la question a depuis longtemps été posée:

qui sont les sdf?
comment s'organisent les aides?
comment vivent-ils?
quelles actions publiques dans l'histoire?
...

tout cela dans le dossier:
"la question sdf" dans la colonne de gauche sur ce blog...

bonne lecture...

Commentaires

Et en effet, quelle lecture!!!je l'ai copié pour le lire ultérieurement si ça ne te dérange pas. Pas assez de temps ce soir, je m'en vais câliner mes bambins.
Bon week-end mon doux roi.
Bisous

Ecrit par : Pascale B. | 21.10.2006

merci...
oui c'est un peu long
j'avoue
il y avait beauvcoup de references donc j'ai du compacter tout ca...
pas evident
mais enrichissant
enfin j'espere
dis moi ce que tu en pense!

bisous!

Ecrit par : roi bourdieusien | 21.10.2006

je lirais ca plus tard mais je te citerai ce client de Caudéran (les bordelais comprendront) qui un jour passant à ma caisse me dit, fier de sa connerie, "moi aussi je suis SDF : Sans Difficulté Financière...."

Ecrit par : Aurélie | 22.10.2006

Bon c'était long mais très agréable à lire et voilà où cela m'a amenée:
Plus il y a de lois mises en œuvre à l’entre aide du SDF,aide au logement, au travail, aide médicale, plus l’état de « marginalité » devient un état de « normalité ».
On pourrait en conclure que cette normalité est une bonne chose en soi puisque c’est initialement son état de marginal qui fait d’un SDF un exclu de la société.
Je ne crois pas que tu l’ai souligné mais j’ai remarqué une différence entre la classe défavorisée SDF des années 60/70 due à l’exode rurale qui ne trouvait peu ou pas d’emploi et celle de ces dernières années où le nombre de travailleurs SDF ne cesse d’augmenter (perte d’emploi, jeunes RMIstes..).
Nous savons que l’augmentation du chômage, l’éclatement de la cellule familiale peut conduire chacun de nous vers cet état précaire, qu’il n’est plus question de choix ou de fainéantise. Nous savons qu’aujourd’hui, même avec un travail, si l’on se retrouve seul, nous risquons de basculer SDF et c’est bien pour cela que nous ne voulons pas de ce mot de « normalité » mais que notre société le considère toujours comme « marginal ».
En France, vous côtoyez au quotidien les SDF tout en leur maintenant ce statut de marginal. La peur grandit tous les jours face à cette impuissance à rééquilibrer vers le minima ce que j’appellerai la nouvelle classe des SDF.
Je me trompe peut-être mais c’est ce qui transparaît d’où je suis : une augmentation constante des ces gens démunis ayant un travail peu rémunéré donc incultes à vivre en société.
Alors quand tu conclues que les pouvoirs publics pourraient espérer que la crise passe pour régler le problème c’est conclure qu’on ne peut rien faire d’autre qu’attendre que ça passe, qu’on ne peut rien faire pour baisser les loyers ou arrêter cette course à la consommation qui fait partie de notre vie quotidienne. Je ne parle pas de renverser la donne et de retourner à l’état de non-consommation mais de rééquilibrage.
Je vois aussi cette folie apparaître à Nouméa, la course au loyer et à la dépense.
Les SDF sont encore peu nombreux car vivant sur une île, le cellule familiale est encore très ancrée (pas moi, je n’ai aucune famille ici si ce n’est mes enfants) et on aide toujours son cousin ou sa tante, on réintègre encore sa tribu si la ville est trop « galère » mais de plus en plus de jeune commencent à refuser de réintégrer la tribu quand rien ne va plus, se désolidarisent de leur société de partage (tu dois reverser 80% de ton salaire à la tribu lorsque tu travailles en ville, bonjour le partage !!)
Et préfère se couper de leur cellule familiale pour pouvoir vivre pleinement en ville mais se retrouve seuls en cas de problème.
Non, la plus grande part de SDF ici sont ceux qui vivent sur leurs bateaux. Ils travaillent, mais ont un logement non reconnu par les administrations : un bateau donc pas d’ouverture de compte à la banque, pas de reconnaissance administrative. Mais c’est un moindre mal car il n’y a là aucun désarroi juste de l’aberration.

Bien à toi.

Ecrit par : Pascale B. | 22.10.2006

ct drole ca aurélie!

Ecrit par : roi bourdieusien | 22.10.2006

j'attends avec impatience ton avis (a ce soir bb gauchiste!)

Ecrit par : roi bourdieusien | 22.10.2006

wahou c'est un commentaire comme rarement j'en ai eu!
je crois que tu as entierement raison sur ce qe tu as souligné
je ne reviendrais pas dessus pour deux raisons:
1)parce que je viens juste de me lever
2)parce que tu as presque tout dis!

Ecrit par : roi bourdieusien | 22.10.2006

merci beacoup pascale
et promis je relirais ton com pour une meilleure reponse!

Ecrit par : roi bourdieusien | 22.10.2006

ok le Roi, et puisque je suis à GMT+11, moi je vais me coucher.
Bisous

Ecrit par : Pascale B. | 22.10.2006

lol
bisous
bonne nuit!

Ecrit par : roi bourdieusien | 22.10.2006

Alors moi je viens de lire tout le texte du roi (très intéressant) mais je n'ai pas la force de lire ce long commentaire de Pascale (pardon ma belle) ni de commenter ! Je lirai donc tout cela demain et essayerai de laisser un commentaire un peu plus conséquent !

Bises à vous deux !

Ecrit par : Sailor Moon | 22.10.2006

Désolée, je me suis un peu lachée....
Je vous assure que ce n'est pas dans mes habitudes un tel si long com, je ferai plus, promis

Ecrit par : Pascale B. | 23.10.2006

merci de ton passage sailor moon (je vois que tu as gardé ton surnom!)

Ecrit par : roi bourdieusien | 23.10.2006

pauvre pascale...
elle va croire que tout le monde se fiche de ce qu'elle dit...
mais non...

Ecrit par : roi bourdieusien | 23.10.2006

non non pascale au contraire: ca fait plaisir de se voir aussi longuement commenté!

Ecrit par : roi bourdieusien | 23.10.2006

pour une fois que j'essayais de sortir de mon côté nébuleux ou léger genre -oui, c'est très bien, tout à fait d'accord, raconte-moi une histoire......
M'en vais voir les raies manta et faire sécher mes vanilles na!

Ecrit par : Pascale B. | 23.10.2006

attends ce soir
promis je te recommente!

Ecrit par : roi bourdieusien | 23.10.2006

par contre si tu continue a nous faire envie alors qu'a bordeaux il pleut... je met en parenthese mon commentaire!
nah!

Ecrit par : roi bourdieusien | 23.10.2006

désolée si mon quotidien te fait envie.
Donne-moi ton adresse à Bordeaux par e-mail et je t'en envoie de la vanille moi, na!!
c'est d'un commun ici.....

Ecrit par : Pascale B. | 23.10.2006

je ne dis rien a bordeaux c'est quand même pas mal
on s'amuse bien...
c'est juste le temps et le maire qui craignent...

Ecrit par : roi bourdieusien | 24.10.2006

pour le temps, c'est effectivement pas top. Il y a un cyclone qui nous tourne autour et si tu veux savoir ce qu'est une vraie pluie, welcome.

Ecrit par : Pascale B. | 24.10.2006

non ca ira...
deja que je me plains lorsque 2goutes d'eau perturbent ma coiffure!...
:-)

Ecrit par : roi bourdieusien | 24.10.2006

oups, mais c'est très long tout ça ? Bon allez, je vais essayer de faire un effort...

Ecrit par : llaurrrent | 24.10.2006

un petit effort llaurrent!

Ecrit par : roi bourdieusien | 24.10.2006

apres lecture de ton texte pascale, je crois que tu as noté le principal robleme: l'economique:
mais, en effet, sil y a une caracteristique commune avec tous les sdf c'est bien la rupture de reseaux familiaux, mais aussi amicaux, puisque le resuax professionnel espour les 2/3 d'entre eux defaillant...

ton exemple est assez remarquable de ce qu'on pourrait appeler ici un phénomène d'invisibilisation: le exclus prefernt ne pas devoiler leur exclusion... a la difference qu'en france vivre sur un bateaux n'est pas chose aisée.. mais nous connaissons les camping, les mobil-home...

Ecrit par : roi bourdieusien | 24.10.2006

et encore merci pr ton texte pascale!

Ecrit par : roi bourdieusien | 24.10.2006

un texte parrut dans liberation d'hier sur la questio sdf justement:

Ecrit par : roi bourdieusien | 27.10.2006

Les personnes ayant connu des événements douloureux dans leur jeunesse ont une probabilité plus importante que les autres de devenir SDF. Une étude publiée aujourd'hui par l'Institut national de la statistique et des études (Insee) le démontre (1). Un lien entre héritage familial et extrême précarité pouvait intuitivement être soupçonné. «Mais ce qui nous a surpris, c'est [son] ampleur», souligne Jean-Marie Firdion, chargé de recherche à l'Institut national d'études démographiques (Ined), qui a participé à l'enquête de l'Insee. La «surprise» pour les enquêteurs, a été la surreprésentation, parmi les sans domicile fixe, de personnes ayant été placées en famille d'accueil ou dans des foyers pendant leur enfance. L'étude a porté sur un échantillon représentatif de 3 027 SDF (1 940 hommes, 1 087 femmes). Parmi eux, 23 % sont passés par la case placement. Un chiffre énorme, comparé à la population française au sein de laquelle seulement 1 à 2 % des personnes ont été placées. L'impact des traumas juvéniles, «qui altèrent l'estime de soi et affectent les ressources mobilisables» à l'âge adulte, s'observe aussi aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou au Canada. Quels que soient les pays, ou les législations en matière de protection de l'enfance, «le placement durant la jeunesse se trouve associé à des difficultés sociales à l'âge adulte. Il y a une intrication du psychologique et du social».

Ecrit par : roi bourdieusien | 27.10.2006

imbrication. Mais les auteurs de l'enquête affirment qu'il est impossible d'établir des «liens de causalité simple» des événements de jeunesse sur les fragilités à l'âge adulte, tant les choses sont imbriquées. «Est-ce la déchirure du placement ou sont-ce les événements qui ont provoqué le placement (violences familiales, mort précoce des parents...) qui conduisent à ces fragilités ?», s'interroge Jean-Marie Firdion. Le chercheur de l'Ined a recueilli des témoignages divergents montrant la complexité des situations. «Une jeune femme sans domicile fixe victime de violences parentales m'a raconté que le placement avait été pour elle une libération. A l'inverse, un jeune homme m'a confié n'avoir jamais compris pour quelle raison sa mère et le juge des enfants

Ecrit par : roi bourdieusien | 27.10.2006

Accident. A ces blessures de l'enfance, il faut ajouter l'héritage économico-social familial défavorisé, qui renforce les probabilités de basculer dans la grande exclusion. Les SDF ont en commun de disposer d'un «capital mobilisable» fragile pour s'en sortir dans la vie : 28,7 % d'entre eux ont des difficultés de lecture ou d'écriture et, surtout, seuls 11,3 % peuvent compter sur un appui familial «en cas de besoin». Pourtant, 87,4 % des SDF ont travaillé «au moins pendant un an», selon l'étude. Mais l'héritage sociofamilial les expose à la précarité au moindre accident de la vie. D'autant que leurs emplois sont souvent précaires et que l'accès au logement est devenu une gageure pour les personnes disposant de revenus modestes et irréguliers.

Ecrit par : roi bourdieusien | 27.10.2006

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