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28.07.2006

la vraie histoire...

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Depuis toujours l’on vénère des gens pour d’obscures raisons : Vercingétorix… pourquoi lui ? il était (paraît-il) très mal habillé lors d’Alésia…. Il ne pouvait que perdre ! les pantalons rayés, pffff, y’a mieux comme camouflage militaire… Mais l’histoire se bornera à retenir des noms superflus dont la consonance illustrerait à merveille des marques de lessives (Jeanne d’arc, c’est pas un nom ça Jeanne d’arc…). Les seuls évènements sanglants de notre histoire regorgent de personnalités qui, si elles avaient eu une migraine ces jours là, ne seraient jamais rentrées dans le Larousse…, Louis XIV par exemple, s’il avait eu le profil d’Evelyne Thomas, n’aurait jamais eu un rôle dans l’homme au masque de fer …( l’histoire est donc somme toute sélective …parce qu’Evelyne Thomas, elle, elle attend toujours son entrée dans le Larousse)…
Dieu : pareil dieu ! il a quand même fait rasé Sodome … alors pour écrire un best seller (même pas écrit par lui-même, se sont ces apôtres qui ont écrit « la bible ».. si, si , j’vous jure ! on devrait le dénoncer aux impôts !), ça il est fort Dieu… mais pour laisser ces congénères s’amuser à se titiller gentiment la rondelle , et bien là, comme par hasard, y’a plus personne… (si vous voulez mon avis, je soupçonne Dieu d’être sujet aux hémorroïdes … faut pas qu’on s’étonne qu’il est lâché sa colère contre cette pauvre petite ville analement gouvernée s’il était jamais convié aux partouze)
imaginez un peu…
Un sodomiste : « hé ? on invite dieu a notre prochaine touz ? »
Un autre sodomiste : « oh non, il pu dieu, il est toujours actif, y’a toujours que des actifs…. »
(de toute façon Dieu, il pouvait pas rester longtemps ami avec tous ces PD : c’est vrai regardez le ! sa barbe, ses long cheveux ! c’est d’un ringard !)
Alors la , qu’est ce que vous voulez, on ne peux pas m’accuser de contre vérités historiques : si moi j’avais été dieu à cette époque (ça viendra), et bien moi aussi je me serais énervé… faut comprendre aussi le pauvre… on doit se faire chier sur un nuage au paradis (yves duteil qui chante a tu tête « prendre un enfant par la main » ça rend forcément fou…) si dalida avait été la, ça ne se serait pas passé comme ça !
Je n’y suis pour rien moi, si l’histoire retient des noms qui n’en sont pas, des histoires sans sens…. Regardez par exemple Verlaine et Rimbaud : Rimbaud, lui c’est sûre, c’est une tarlouze, mais Verlaine… Il est vieux, il est laid, il a mauvaise haleine (j’y été pas au « coin de table » mais on me l’a dit…). La réalité historique…. Vous voulez la savoir ? et bien c’est simple…Verlaine, ce pochtron à la coupe de cheveu complètement démodé ne vendait aucun livre (avec une coupe de cheveu complètement démodée c’est normal) . Il décida de faire de la pub, et lança la rumeur comme quoi il était sorti avec Rimbaud sur son blog…tout ça pour faire vendre… c’est pas sympa pour Rimbaud… de toute façon ils se sont plus jamais rappelés.. un SMS par ci par la mais c’est tout….
Oh non ! moi je suis sûre que l’on vous ment… l’histoire n’est pas ce qu’elle est… n’allez pas croire tous ces ragots de fond de raclures de bidets…
S’il est une histoire en laquelle il faut indéniablement adhérer c’est bien la mienne…

24.07.2006

le racisme

Je vais tenter (d'après mes faibles connaissances en la matière) d'esquisser une brève théorie de la discrimination; du racisme:

premièrement il faut entendre la discrimination comme un fait, qu'il y ai ou non volonté préalable. en ce sens la discrimination est un acte inique (conscient ou non, direct ou indirect)

le racisme est quant a lui, non pas un acte mais une idéologie:
P.A Taguieff dans "la force des préjuges de 1987 montre 2 logiques racistes:
-le racisme de "domination" (inégalitaire et ethnocentrique et prétend justifier la domination de l'autre, basé sur l'infériorisation)
-le racisme différentialiste (qui met l'accent sur les différences entre races, obéit a une logique de ségrégation de l'autre n'étant ni assimilable ni inferiorisable (nazisme) avec une mise en avant de la dimension culturelle)
ainsi on pourrait trouver un racisme qui légitimerait sa supériorité et aurait une volonté de dominer, puis un racisme qui n'accepterait même pas l'existence d'autrui.


Comment naît le racisme moderne?
Selon Michel Wieviorka dans "la France raciste" de 1992 plusieurs points soulève des idée racisantes ou racistes:

*la fin du monde Ouvrier (c'est la fin du mythe du retour au pays des immigrés, la fin des structures soutenants: les quartiers ouvriers, les syndicats, l'usine... et donc le sentiment de concurrence de l'étranger qui "mange le pain des français")

*la crise a fait que la Société se divise, a 2 vitesses. La ville se segmente; les banlieues rouges deviennent des banlieues étrangers, inconnues, la peur de l'étranger alimentant les fantasmes... (La crise des banlieues est a ce sens un signe de l'incompréhension entre les inclus et les exclus)

*la poussée des identités: homo, régionale, et étrangers... mais quand la crise dure, les poussées identitaires sont vécus comme une menace pour la cohésion de la Société.

*argument beaucoup employé par les racistes: les étrangers abusent des aides, avec la crise de l'état providence et du modèle social français, et avec effondrement de l'école laïque (crise actuelle) les étrangers sont vécus comme la cause des problèmes des institutions.

Enfin, quelles logiques sont a l’œuvre ?
*une logique culturelle ou la place traditionnelle garde une place dominante; les nouvelles cultures sont vécues comme dangereuses...

*une logique de conservation: lorsqu'une classe ou une groupe dominant se sent menacé, il discrédite l'autre pour légitimer sa position dominante...

*une logique de chute sociale: et c'est là qu'est le racisme le plus grand en France, celui de la classe employée ou ouvrière, celui des banlieues ou des périphéries de villes: la chute social légitime qu'on se maintienne dans la hiérarchie sociale: la logique de bouc émissaire s'applique donc: les étrangers en sont évidemment de bonnes proies... comme l'ont été les juifs, les femmes, les homos... (Parfois même mes jeunes... et ceci peut s'appliquer à la sphère familiale, culturelle, sociale, économique, professionnelle!)

note publiée en tant que commentaire chez urban dreamer (http://urbandreamer.blogspirit.com) sous le texte intitulé "racismes"... (encore merci a urbandreamer pour ce texte, que je vous insite a découvrir)

20.07.2006

le bac en question

Avec un taux de réussite au bac a plus de 80%, ce bac 06 sera le meilleur qu'ai connu la France depuis 68...
De quoi se poser légitimement la question; les élevés sont-ils de plus en plus intelligents ou le exigences sont-elles abaissées?
Au delà de ces fameux 80% ; quelle est la réalité du bac ?


La valeur des bacs :

Le chiffre est tombé : 81.9% de taux de réussite au bac cette année…mais nous ne y trompons pas : le taux s’abaisse a 77% dans les filières technologiques, et a 76% dans les filières professionnelles…
Avec un taux de réussite a tout juste 80% Créteil est l’académie française la moins bien lotis… celle aussi qui contient le plus d’élèves d’origine défavorisée…
Ne nous y trompons pas non plus, la multiplications des options, l’allégement de programme dans certaines filières (techniques et professionnelles notamment) sont pour beaucoup dans ces résultats… de plus les résultats de première session sont a 73% chez les généraux…mais a 57% chez les technologiques… on soulignera la colère de certains professeurs durant des conseils de rattrapage (cf : le « libération » de la semaine dernière) et les coefficients tous dégainés (coefficient 9 pour les mathématiques chez les scientifiques qui trustent le haut du classement cette année encore et coefficient 13 pour certaines sections professionnelles pratiques…)
Les élèves sont-ils plus intelli, gents ou le niveau requis a-t-il été abaissé ?... en tout cas les mobilisation anti CPE (n’en déplaise a certains n’auront pas eu d’impacts négatifs…)

les dangers d'un bac dévalorisés

Je ne voudrais pas passer pour élitiste, je crois profondément au contraire que tous les élèves ont droit a la même éducation.. Par conséquent je crois que ce systeme éducatif est élitiste, en fournissant aux uns, un bac échangeable sur le marché scolaire, et en fournissant aux autres (mais en leurs fournissant quand même) un bac a la valeur d'un papier de monopoly...

Le danger est pourtant probant: comment expliquer a un élève le danger du vote FN si celui ci n'ouvre d'autres magazines qu'FHM (et l'on sait que la culture scolaire est d'autant plus déficitaire que la culture initiale, celle des parents, l'est aussi... et l'on sait en parallèle la composition sociale des classes de ZEP...)

Au delà des 80%

Au-delà des 80% c’est effectivement tout le système scolaire qui reste a repenser… comme vu précédemment ce chiffre n’a plus de pertinence si nous prenons toutes les sections, et l’on sait combien la composition sociale des section est uniforme ou presque…
Ce chiffre qui fait la satisfaction de l’éducation nationale légitime peut être le fait de diminuer les effectifs : « nos enfants sont tellement intelligents qu’ils réussiraient même sans professeurs »


Dans mon monde imaginaire, que je crée quand je joue aux légo, un fois la pack de bières bu, il n’y a pas de frais de scolarités, il n’y a pas d’écoles… les enfants naissent surdoués… enfin presque tous : pour les autres, leurs usages diffère : les plus beaux se prostitue pour la plus grande joie des habitants, les plus laids servent de piquet de tomates (au mieux) ou de supports pour la science (au pire)…

par:
le roi bourdieusien

18.07.2006

avant...

il est ou le temps ou ces pensees rebelles faisaient venir plus de 100personnes la journée? (avec un pic a 184 en avril)... entrainant avec elles tous mes autres blogs... Certes, hier, tous mes blogs ont ocsillés entre 26 et 38 entrées (38 pour celui ci)... soit 202entrees au total... mais je ne trouve plus les matin la rubrique stats n'annonçant un nombre de visiteur plus elevé...

alors je vais prendre les choses en main...
il est peut etre temps que je découvre la toile du blogspirit, que je me fasse de nouveaux contacts, qui peut etre, pourront, comme aurélie, arlequin, fred ou nico, faire que ce blog revive un peu...

je souhaite donc d'emblée la bienvenue a tous ceux qui, venus a venir, passent par ce blog...

16.07.2006

dis moi qui tu votes...

Imprévisibilité du vote disait-on ? le choc de 2002 et l’idéologie consistant a croire en la fin des classes sociales nous pousse a croire, par conséquent, a la fin du vote de classe… si le clivage bourgeois / ouvriers semble obsolète, comment pouvons nous représenter le vote, a un an des échéances électorales ? (D’après un sondage IFOP de ce mois ci)

Le vote de classe en survivance…

Le socle du la division sociale en classes, au sens marxiste, n’aurait pas raison d’exister… le nombre d’ouvriers étant dépassé par celui des employés, les artisans commerçants existants encore, les retraités étant de plus en plus nombreux… (Ce que Marx, malgré son génie, n’avait vu venir)… Cependant nous pourrions considérer, à plus juste titre, que la différence entre les CSP restent assez vraies : regardons entre les Employés, les Ouvriers, les catégories supérieures, les retraités…

-« classes » moyennes et populaires

Ouvriers et employés se rapprochent :; un peu plus a gauche pour les ouvrier (33% PS, 8% PC) qu’a droite ( 29% UMP) contre les employés (30% PS, 28% UMP)… la ressemblance va surtout dans l’exceptionnel score FN des deux catégories : respectivement 18% et 16%.... même si le clivage gauche droite semble encore présent, même de très peu, il conviendra de se méfier de ces 18%... (Chiffre souvent difficilement estimable…mais qui atteint ici son plus haut niveau)

-« classes » supérieures : intellectuels supérieurs, cadres supérieurs, professions libérales…
Étonnamment, ce n’est pas la que la droite fait le plein… étonnamment aussi c’est aussi la que le PC et que l’UDF font leurs meilleurs scores (respectivement 11% et 17%).. c’est aussi la que l’extrême droite faiblit : aucune intentions de vote significatives…. Les extrêmes gauches n’en sont pas non plus pour leur compte… les verts atteignent par contre les 11%... leur meilleur niveau parmi toutes les professions.

-retraités et petits indépendants a droite…

Avec presque 50% d’intentions de vote a l’UMP, 9% pour le FN, 6% a l’UDF, et 2% chez Mr De Villiers, les artisans commerçants, comme les agriculteurs semblent ancrés a droite…seulement 23% pour le PS dans cette catégorie de la population… chez les retraités, a gauche seul le PS s’en sort a 30% (1% pour les extrêmes, 2% pour les communistes), a droite l’UMP s’élève a 32%. Et le front national a 16%... par ce score FN la droite prend l’avantage, sans trop de surprise, chez les retraités…

Existe-t-il un vote de Classe d’age ?

La volatilité du vote jeune et le repli à droite plus anciens est-il toujours vrai aujourd’hui ? des évolutions progressives selon les ages semblent se profiler…

Alors que les extrêmes gauche n’apparaissent que chez Besancenot pour les plus jeunes (18-25ans), le PC ne trouve d’écho que chez les plus vieux : les 50-64ans seraient plus communisant. Les verts quant a eux piochent dans les 25-49ans (entre 5 et 7%). Sans surprise le PS atteint son plus haut niveau a 18ans avec 41%...et son plus bas après 64ans a 27%... si la droite était représentée par Nicolas Sarkozy, les chiffres seraient surprenants par contre : (au delà des 39% de sympathisants après 65ans) : avec un taux a 23% pour les moins de 25ans, l’ump atteint les 36 pour ceux qui ont entre 25 et 34ans… ???...puis diminue jusqu'à 27% plus on s’approche des votants de la soixantaine… pour le premier cas peut être assiste t-on a des anciens déçus par la gauche des 80’s… pour le second a des déçus du autoproclamés du gaullisme actuel… l’UDF recrute plutôt dans les moins de 35ans (14%), le MPF chez les plus de 65ans (5%). Le front national ; quant a lui, trouve son public dans les 50-64ans… sûrement les déçus des trente glorieuses, et subissant le plein fouet la nouvelle économie, le nouveau modèle culturel, social, les nouvelles mœurs …

Pour aller plus loin…

Il serait intéressant (mais long donc je verrais une prochaine fois, ou si quelqu’un en prend le temps) de comparer avec le vote de 2002, pour en analyser l’évolution…
Il est clair que le clivage gauche droite n’est plus significatif dans les votes… ou de très peu… cependant pouvons nous constater des différences selon les ages nettes, et un vote des catégories supérieure a-FN-isé…
Il serait aussi, mais je n’ai pas les chiffres sous la main, de voir l’impact du secteur d’activité ou du lieu d’habitation…
Dernières notes : les hommes voteraient plus a gauche (30% contre 23 pour l’UMP) que les femmes (33% UMP et 29% PS) ; mais ces derniers votent plus FN que ces dernieres : (17% contre 7%)…

Pour plus de renseignement : le site le L’IFOP…

Votre roi

12.07.2006

coup de tête...

sans mauvais jeux de mots car je ne compte pas faire un article sur ce qui c'est passé lors de la finale...
aller... quelques lignes... parmis d'autres....


I) désacralisation d'un capitaine
je ne m'eternise pas dessus... je crois simplement que quelque soit l'insulte, les sportifs, surtout s'ils sont adulés par des milliers de jeunes (notamment de quartiers difficiles) ont un rôle a tenir, et, qu'ils le veuillent ou non, servent souvent d'exemple. a ce titre il ne faudra pas s'interroger sur les violences urbaines si les referents culturels de ces jeunes (entre autre) sont eux même violents, et légitime la vioence...
au dela de ça, je reconnait volontier le formidable pouvoir fédérateur du foot et de ces joueurs...

II un no man's land hors du terrain
vous avouerez que ce n'est pas les informations qui manquent... et pourtant rien pendant 4semaines... il semblerait cependant que des expulsions aient eu lieu... pas un commentaire dans les medias (si ce nest dans la presse): le foot, a l'iamge de (certain) supporter semble favoriser le desinteret profond pour la chose publique et politique (combien de supporter sont allés manifestés contre le CPE)

III qui vote qui?
la non plus je ne dirais pas grand chose, car je compte bien poser un article dessus, mais des analyses sociologiques des intentions de votes sont tombées: si l'extreme droite ne semble plus faire le plein chez les classes ouvrières et employèes méfions nous (le vote FN ne s'avouant pas totalement encore), il semble cependant s'encrer dans l'age et la retraite... la gauche reste jeune (-35ans) la droite plus agées...
les hommes voteraient plus FN que les femmes... alors que les analyses semblaient etre chamboulées apres le 21 avril 2002 il serait presque crédible de croire a un eventuel retour au vote de classe, ou tout du moins de classe d'age... (plus de details lors de ma note de dimanche)

IV le pouvoir des maires
la aussi le manque de temps m'empeche de dire tout ce que je pense sur cette loi.. autant la decentralisation peut avoir du bon, autant la monopolisation de pouvoir en les maisn de personnalités et d'élus locaux me semble dangereux pour lutter contre la violence... la loi proposée par nicolas sarkozy m'apparait comme quelque peu inique notamment car elle centralise des pouvois dans les mains d'une personne, ce qui diminue l'aspect global, égal, des decisions prises au niveau national... (et l'on sait que des objectifs peuvent tendre a de sinistres methodes)

V delanoéïsation
même si lemot n'existe pas c'est pourtant mon sentiment actuel: je retiendrais une phrase de lui; celle sur ségolène... je crois aussi qu'il faut privilégier le fond a la forme... les sondages la donnant en tete au 2d tour (en cas de 2d tour avec presence socialiste) me font plaisir (contre la droite) mais de la peine (pour la gauche)... sa victoire aux primaires socialistes semble scellée... malheureusement..
je retiendrais alors une caricature du "canard" illustrant ceci:
-un paysan devant une affiche de ségolène dont le slogan est "vos idées sont les miennes" (en référence a son blog interactif):
-"ah bein je pensait qu'elle était plus intelligente que ça!"
...
(et le vide de son regard accentuant le force de la caricature...)

a tres bientot
des mon retour

votre roi

08.07.2006

la question urbaine..

Avec une hausse de près de 10%, la pierre, l’immobilier, le logement, deviennent les principales priorités des français…
Au delà des aspects financiers, architecturaux, aux cours de la pierre ou du mal logement ; quelles sont les dynamiques sociales qui tournent autour de cette question urbaine ?


Ghettoïsation, relégation, périurbanisation et gentrification dans le mouvement de sécession

On notera qu’un phénomène nouveau se produit : la fragmentation accrue des zones urbaines en espaces sociaux distincts…
A l’aune des 4 processus suivant regardons quels sont-ils ?

La Ghettoïsation

La problématique de la ghettoïsation reste entière : nos cités sont-elles ou non des ghettos au sens américain du terme (c'est-à-dire uniculturelles, pauvres, étrangères, séparées des autres dynamiques urbaines sociales et économiques, ayant développés des sous cultures ?)… je ne me lancerais pas dans des hypothèses mais le débat reste entier… par ce processus, s’offre à nous, la voie royale du degré zéro de mixité sociale… Une question est alors posée : peut on ou non considérer le ghetto comme un sas d’entrée progressif dans la société, comme un lieu de références culturelles, ethniques, sociales nécessaire a tous, lorsque le modèle social ne s’impose pas a tous de la même manière, non uniformément…
La ghettoïsation doit être pensée comme un processus non pas urbain mais culturel ; un renfermement dans l’opposition… (Attention : certains ghettos jugés comme tels n’ont rien de terroristes : l’exemple des ghettos homosexuels montre a quel point il parait nécessaire pour ses utilisateurs de se construire une culture dans l’opposition de la culture dominante parfois homophobe)

La relégation

La relégation est un processus qui intervient aux marges de l’intégration urbaine… en ce sens nous pourrions y comprendre plus ais »ment nos cités françaises ou quartiers populaires… notons qu’a l’inverse du ghetto, les relégués avaient (ou gardent encore) le soucis d’intégration (urbaine ici) mais que les prix et les rénovations urbaines empêchent d’accéder aux centres… leur mode de vie urbain est donc contraint… l’entre soi est souvent aussi contraint… ce qui, dans un sentiment de relégation généraliser peut cristalliser une sous culture de haine, d’opposition et mener au ghetto…

La Périurbanisation

La périurbanisation s’effectue dans deux logiques ; la première consiste a mettre a distance les habitants et les habitations considérées comme indésirables (les cités) … cependant les périurbains, s’ils choisissent l’entre soi, se voient souvent contraints spatialement, hors des centres urbaines.. il s’agit plus généralement d’ensembles pour et par des classes moyennes…
Notons alors que ces périurbains n’ont souvent pas, même loin d’être ghettoïques, la même culture que les « centraux » : ils sont plus pavillonnaires, plus isolés et n’abordent pas de la même façon la ville ; ayant plus facilement accès aux centres commerciaux qu’aux centres culturels d’arts contemporains…

La gentrification

On entend par gentrification, embourgeoisement : les centres ville de nos grandes villes s’embourgeoiseraient... et avec une hausse de 15% / semestre on imagine cela aisément… d’ici peu que les villes n’aient pas de logements sociaux… les rénovations pour faire des villes des villes modernes, mondiales, ouvertes, ont souvent pour conséquent de faire grimper le prix de la pierre aux centres : les populations logeant au centres (bourgeois, bohèmes ou traditionnels, homos…) font, par leurs activités (art, nuit…) augmenter aussi la côte… la gentrification participe a l’autre extrémité a ce phénomène de sécession, c’est a dire de coupure, dans la ville…
Ici l’entre soi, comme le vivre en ville, de manière économique ou culturelle, sociale comme symbolique est toujours choisie, jamais subie…

La mixité sociale : un objectif… toujours…

Dans les chiffres…

L’idéal de mixité social n’est jamais atteint… déjà dans les années 70 pouvait-on lire «proximité spatiale, distance sociale »… même logés a côtés les classes ne se mélangent pas… là encore, sans politique assez forte et incitative, l’idéal de mixité (dans la ville comme a l’école) vole en éclat…
Le livre d’E. Maurin « le ghetto français » montre que des quartiers comptent 7fois plus d’étrangers qu’en situation normale, c'est-à-dire que mixité sociale… certains, en parallèle en comptent 7 fois moins…
La ville, ne permet donc pas, volontairement (par les rénovations des mairies, par les stratégies des individus lors de leurs recherches d’appartements ou de maisons) ou involontairement (par les rassemblements affinitaires) la mixité réelle…
Quelles solutions pourrait-on alors trouver ?

Des solutions ?

Comme toujours j’aime bien finir mes articles par quelques solutions : hors ici je n’en trouve pas beaucoup…
Je pense a lors aux 20% de logements sociaux, mais les sanctions en cas de non respect ne sont pas assez conséquentes…
Et si ces 20% ne se trouvent que dans un quartier… qu’en est-il de la mixité ?
Dans ce cas, les 20% devraient s’appliquer a chaque construction…
Avouons aussi qu’un observatoire ou qu’une charte sur ce sujet ne serait pas un luxe… les villes usent et abusent des populations alléchantes au détriment des autres…

04.07.2006

sociologie de la violence et de la délinquance :

Pillier central des discussions politiques et souvent même des enjeux électoraux, cette (ces) nouvelles questions, parce qu’elles font appel aux ressentis, aux peurs, ne sont pas traitées objectivement :
Quels sont les points fiables sur lesquels une sociologie de la violence peut se baser ? Quelles définitions devons nous garder ? Quelles analyses faire de ces phénomènes sociaux que l’on semble découvrir ?


Définitions et repères…

De manière simple, nous pourrions dire que la délinquance est liée à tous faits hors du droit et que la violence comporte une dimension physique (l’aspect symbolique étant difficilement identifiable juridiquement)…

Pourquoi semblons nous, soudainement, découvrir ce problème ? Nos rues sont-elles vraiment moins sures que les faubourgs du début du siècle, que les bidonvilles d’après guerre ? Ou est-ce la visibilité de ces phénomène, le désenclavement (notamment par l’intervention médiatique) de ces faits, par leurs « proximité » (ne serait-ce que médiatisée, débattue) qui nous poussent vers eux ?
Le modèle d’intégration est-il arrivé a son stade ultime de pourrissement pour que ces faits soient discutés aujourd’hui ou existe-t-il d’autres ressorts ?

-premièrement nous ne pouvons nier l’effet médiatique, audimatique, que produisent ces faits… de plus ils procurent des alibis de campagnes ou de slogans chocs, récupérés politiquement…
-deuxièmement, depuis les années 70, c'est-à-dire dès la désillusion des grands ensembles, des cités (et ceci directement lié a un phénomène de crise économique) les violences, notamment visibles, c'est-à-dire repérables, se concentrent dans ces zones périurbaines, où l’image de l’immigré va se lier a celle du délinquant, c'est-à-dire aussi, a une marque repérable (la couleur de peau, le lieu de résidence) d’un potentiel délinquant…
-troisièmement il s’agit aussi de considérer les chiffres : la hausse des lois restrictives (notamment liées aux insultes), la meilleure prise en compte des plaintes, la hausse des effectifs pourrait expliquer ces chiffres, récupérés, signalés, manipulés… manipulés, car des lois comme celles sur les stupéfiants ont augmentés de 300% en quelques années avec de nouvelles lois… (D’après les cahiers français n° 326)

Il n’en reste que les chiffres (notamment concernant la violence en milieu scolaire) augmentent (malheureusement dans des endroits ciblés) : comment les expliquer ?... existe-t-il des solutions ?

Tentative d’explication :

Différentes approches pourraient être menées, mais on se contentera (a moins que d’autres nous éclairent sur d’autres postures) d’en retiendra trois…

Le première posture est souvent plus philosophique que sociologique, et avouons le, plus de droite : elle s’inscrit dans une logique quasi naturaliste de la violence, comme s’il existait une prédisposition naturelle (et non sociale) a la délinquance (les extrêmes avoueraient même des prédispositions culturelles voir biologiques)… en ce sens la délinquance est un « non sens » dont les acteurs sont responsables…

Une seconde conception, plus dynamique, voit en la déviance un fait d’intégration déçue… (Dans une logique interactionniste) : pour cette voie, la société impose d’elle-même des buts, des objectifs (comme le succès, l’intégration, la richesse), mais la dotation en moyens pour y arriver n’étant pas égalitaire, les moins biens dotés détournent les moyens légaux pour y arriver… ainsi les violences de cet automne ne seraient que l’expression d’un ras le bol (non pas usurpé) mais bel et bien réel, après tentative d’intégration difficile, déçue… on notera dans cette perspective, le fait que, dans une zone délimitée, si tous les habitants, passent par ce même chemin d’échec, un « sous culture » apparaît, c'est-à-dire avec des codes en opposition avec la culture dominante les ayant exclus, des codes propres qui d’extérieur ne sont souvent pas traduits pour ce qu’ils sont, mais pour un simple défi a l’autorité.

Une troisième posture serait pour ainsi dire plus marxiste, plus matérialiste : il s’agit de prendre alors en considération la vie en cité (lorsque, comme le montre le livre « l’apartheid scolaire » une école de banlieue compte 80% d’enfants d’étrangers alors que l’école du quartier d’a coté n’en compte que 10%, et ce a cause des écoles évitées, délaissées, par les élèves ou les parents eux même)… et ce fait pourrait s’appliquer a tous les autres : la relégation des ces quartiers (économiquement, symboliquement, socialement, spatialement, culturellement…) expliquerait la délinquance…

Quelles solutions ?

Face a ces explications, qu’est ce qui parait le plus pertinent ? La loi ? La sanction ? La police ? L’éducation ? Le logis ?

De cette énumération je retiendrais (et cela n’engage que moi) 2points : premièrement, la ségrégation en tout point de ces zones urbaines est un frein indéniable a l’instauration de la non violence ; dans des quartiers ou la règle n’est plus celle des juges, celle des policiers, ou la vie même, dans ces conditions même, se différencie a tel point de la notre, que dans une même ville, nous vivons séparés…
Deuxièmement, il semble évident que l’économique engendre le social sur ces questions de discriminations, d’emplois, d’intégration professionnelle… L’ère Jospin a connu une baisse de tous les taux de chômages sauf en cité !... un mesure spécifique doit donc être adoptée, l’état doit en faire la promotion, notamment en montrant l’exemple et en ouvrant la fonction publique aux étrangers, et aux enfants de cité…
Si le logis et l’économique ne suffisent pas, et ils ne suffiraient pas, il semble évident que l’école a un rôle a jouer : dans ces cités ou les seules écoles sont techniques ou professionnelles en ZEP, ou l’école dans un ultime lieu républicain, est pris par les rites et codes de la cités, il faudrait, par un renouveau du logis, réhabiliter l’écoles, c’est a dire les cartes scolaires, les aides…
comme le titrait un magazine recent, la violence n'intervient-elle pas lorsque les mots manquent?

Sans programme politique convainquant ces question ne sauront être traitées…
Aucun parti, a mon sens ne semble s’y orienter…

Par :
Le roi bourdieusien

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