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30.06.2006
propos sur la situation carcérale française et sa réforme
Le texte sur la délinquance attendra...
En regardant et participant au blog de monsieur L. Jacqua(http://blogs.nouvelobs.com/Laurent_Jacqua/index2.php?affi...) j’ai remarqué de nombreuses interventions directes, et donc souvent impulsives, irréfléchies…
Ceci permet de constater que le regard porté sur la prison est souvent lié a une sanction normale, non soumise a l’esprit critique, car la justice légitime tout, et car la vengeance prenant souvent le pas sur la justice, légitime les discours haineux sur les prisonniers, comme « responsables de leurs sorts », « a ne pas plaindre »…
Plusieurs problématiques viennent a moi…
Dans un élan (un peu brouillon) ; les voici :
Panorama carcéral dénoncé…
Sur toutes les prisons de France (au nombre de 188, sans compter les centres annexes), des statistiques inquiétantes nous parviennent : en moyenne le taux de surpopulation carcérale est de 40% en France par prison ; l’espace de vie d’un prisonnier est de 4m²…5 % des gardés à vue présentent des lésions suite à des brutalités (selon un rapport en 2000 du centre européen anti-torture) : les chiffres a la pelle : ¼ des détenus sont étrangers, la durée des peines a doublé en 20ans, un rapport de la maison d’arrêt de Nice écrit : « A Nice, des morceaux du plafond s'effondrent régulièrement et en cas d'orage, les coupures de courant sont fréquentes en raison de la vétusté de l'installation électrique. », un rapport de 200 de J.J. Hyest du sénat dénonce : « Certains médecins se plaignent de ce " filtre ", qui ne prend pas suffisamment en compte l'état de santé du détenu. Les surveillants ont tendance à relativiser la nécessité d'un entretien médical. Effectivement, dans un grand nombre de cas, le détenu exprime la demande d'être écouté, pour bénéficier d'une " occupation " rompant avec la monotonie de sa journée en cellule et faire part de sa solitude et de ses angoisses. »… la mise au « mitard » est limité a 45jours (!!!) et peut appliquer un sortie d’une heure par jour dans des pièces grillagées (une article dans libération révélait l’existence de plus d’une centaine de prisonniers a l’isolement depuis plus de 6mois….) ; le suicide et les agressions augmentent, la récidive aussi… 47% ont des troubles mentaux et 24% des troubles psychotiques…
Constat et peur…
La prison française ne semble donc plus tenir son rôle : en ce sens elle ne persuade même plus ceux qui n’y sont pas (les jeunes de cité s’enorgueillissent d’aller en prison) et ne remplit pas non plus sont rôle sur les détenus, comme vu précédemment. La réinsertion n’étant presque jamais le cas, il semble que le système carcéral français soit a bout de souffle, ne soit plus fiable… l’inhumanité, l’insalubrité des prisons est une honte aux droits fondamentaux des êtres humains ; les politiques récentes sont ainsi tout autant a blâmer
Ma peur est alors que nous allions vers la « carcéralisation » de nos problèmes sociaux, psychologiques, économiques, spatiaux, culturels… Ainsi, il me semble important de souligner que la prisons ne doit pas être un stade ultime de « non solution » aux problème : l’enfermement comme « l’invisibilisation » des problèmes insolubles, souvent volontairement… je pense alors au manque patent de structures psychologiques, sociales, de réinsertions…
A ces problèmes quelles solutions ?
Solutions et au delà…
je pense qu'une prison ou l'on apprend un métier, ou l'on peut être occupé (associations, possibilités de sortir avec heures et bracelet électrique, plus de parloir, psychiatrisation de gens nécessitent une hospitalisation clinique, psychologique, -car beaucoup de violeurs ou meurtriers ont des pathologies psychologiques-, plus d'espace, moins de promiscuité, plus d'hygiène, plus de gardiens, docteurs, psychologues, assistants sociaux, aides a la réinsertions, dépénalisation -punie par la prion- de petits larcins, généralisation des services d'intérêts publiques, médicalisation de malades, soutient des mineurs des femmes enceintes, des personnes âgées...)
Tout ne peut pas être mis en oeuvre, car cela revient cher; mais la prisons ne s'évite pas après avoir été en prison: la prison s'évite en amont:
l'important reste a mes yeux que la société réadapte son regard face aux jugements, aux peines, et aux corps... l'incarcération,, si elle ne laisse plus de traces physiques comme au moyen age, ne laisse cependant, psychologiquement (j'emploie le mot) pas indemne!... ni le prisonnier, ni sa famille...
je suis de ceux qui pensent que la prison est un mode de contrôle de l'état et de la justice historiquement dépassé, et qu'il faudrait la réinventer, et par la même renouveler le regard que nous portons sur l'erreur, ou la faute...
que nous apportions un regard dénué de toute valeur purgatoire biblique, que nous évitions de porter sur ces gens et sur leurs proche le même regard discriminant que nous portons des fois sur les noirs, les femmes, les homosexuels, les étrangers, les sdf, les handicapés: la différence, c'est aussi la différence des origines, des possibles, des chemins de vie...
retrouvez une page assez complete sur:
http://permanent.nouvelobs.com/special/20051102.UNE0027.h...
26.06.2006
Quai Branly : l’ambivalence du regard occidental…
Avec l’ouverture du musée tant voulu par le président, ou ce qu’il en reste, s’offre a nous un exemple du regard porté par l’occident sur autrui, exemple qui, plus généralement, reste illustratif du rapport a l’autre aujourd’hui…
Explications…
Objectifs louables…
C’est avec un principe véritablement sincère que s’ouvre ce musée : révéler l’existence des différences, même inconnues, et redonner la valeur qui leur est due a des civilisations et des cultures qui ont été maltraitées, oubliées, éradiquées, diluées, niées…
Notons alors que si ce musée arrive a ces fins, alors se sera déjà une grande réussite… (Même si nous savons que les auditeurs des musées et conférences sont enclins à être séduits par cette idée, pour la simple raison qu’ils n’ont souvent pas à être convaincu : beaucoup sont des habitués et pour les autres ils posent sur les œuvres un regard simplement touristique anesthésié de toute considérations relativistes…)
Réalisation contestable…Au delà de ça, plusieurs critiques peuvent être faites ; non pas a jacques Chirac ou a ce projet en lui-même, mais plutôt aux représentations qu’il pourrait véhiculer (inspiré très largement par, il faut l’avouer, l’interview de jean loup Amselle, anthropologue, paru dans le nouvel observateur d’il y a 2semaines)
Ce dernier note 3 points qui me paraissent importants : premièrement ces « œuvres » ne sont pensées comme artistiques, que par l’intervention du « marché de l’art » occidental : en elles-mêmes ; elles ne portent pas cette prétention… on donnerait donc a ces objets une significations occidentale, faussée…
Deuxièmement, ces pièces n’ont d’importances que parce qu’elles ont appartenues a quelqu’un… elle sont anonymes, déracinées, et font appel a des références là aussi occidentales, donc relatives, de cotation (notamment en fonction des anciens propriétaires, célèbre pour le mieux, de ces pièces)…
Enfin, la troisième critique, consisterait dans l’architecture même du bâtiment, qui par son aspect naturel, insisterait sur l’aspect primitif, naturel, comme hors de l’histoire, de ces civilisations…
De part ce musée… L’exemple de ce musée est illustratif du regard contemporain sur l’autre : le musée du quai Branly ou comment les peuples, clans, communautés, s’observent de manière unilatérale, relative, avec des approches approximatives…
Plus profondément les cultures multiples qui mosaïquent notre société se sauraient être mieux appréhendées par nos concitoyens…
Nous même, ne regardons autrement l’autre que selon nos propres critères, et l’exercice de décentration se révèle souvent infructueux.
roi bourdieusien
22.06.2006
PS : embourgeoisement ?
apés 10jours d'absence ou presque....
Qui sont les nouveaux adhérents du PS ?
Qu’apporteront-ils au parti, au pays ?
D’après des chiffres publiés dans le nouvel observateurs de la semaine dernière (ou celle d’avant), nous pouvons observer une chose marquante : les nouveaux électeurs du PS ne font plus parti de l’électorat traditionnel de la gauche…
Au sein de ces nouveaux membres :
10fois moins d’ouvriers que dans la population française ; 4fois plus de cadres que dans la population française : ainsi ils sont 72% a être cadre ou profession intermédiaire…
Le profil type de socialiste en prend un coup…
Ces adultes (majoritairement entre 30 et 60ans) apportent un souffle dangereux : selon les enquêtes de terrain il paraîtrait que la vague royaliste l’emporte aussi au sein des nouveaux adhérents…
Il aurait été tellement plus réjouissant d’entendre des socialistes s’opposant aux dires des sondeurs…
Même ségolénisé, il semble important que le pouvoir revienne au main de la gauche : notons une légère amélioration ; ségolène, dans le têtu de ce mois ci, se dit prête a se tenir aux propositions du projet socialiste et se dit ouverte au mariage et a l’adoption par les couples homosexuels… revirement de situation réel ou course électoraliste ? (Retrouvez ces questions sur : http://wprowadzeniarnoijne4.blogspirit.com)
Nous ne pouvons de toute manière plus rester sous un gouvernement qui punit les jeunes de cité a la prison ou l’amende et qui laisse se faire amnistier l’ami de Chirac…
(je ne saurait ne pas remettre le lien d'éducation sans frontiere, qui lutte conre les expulsions: http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_ar...
en signant cette petition, vous luttez aussi...)
12.06.2006
12/06 (modifié le 14)
Le temps me fait cruellement défaut : 2points qui m’interpellent cette semaine :
Le projet socialiste vient de tomber...
Peu innovant ; consensuel, sûrement dépassable (et il le sera d’autant plus que certain(e) s’en échappent déjà)…
Le socialisme français réaffirme cependant son unicité dans le paysage politique international droitisant ou la « 3eme voie »… timidement…
Le projet de nicolas sarkozy est, lui, bien en route puisque les expulsions d’étrangers hantent le pays : ces méthodes me donnent mal au ventre !
Ne nous fions pas aux penchants humanistes de nicolas sarkozy, sa politique reste la même (les 720 familles ne représentent que 1.44% des 50.000familles expulsables !)
Cela me choque profondément !
au 14:
je dois rajouter obligatoirement ce point:
le renvoie de serge july des colones de libération par l'actionnaire majoritaire: Edouard de Rothschild
(la recfinancement a long terme du journal doit-il en passer par là?)
14:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.06.2006
CESEDA ET SANTE
Je m’inspire d’un article paru dans le 20 minutes du 1er juin (p. 3, par la présidente de Médecins du monde) pour militer contre le CESEDA… Ca fait pas de mal. Ce projet fait que l’on ne laissera entrer en France que des gens qualifiés. En gros, la conséquence pour les PVD (pays en voie de développement pour les incultes !!), c’est une immigration de leurs cerveaux… Donc ralentissement de leur développement afin de satisfaire notre développement et notre croissance, nous qui sommes déjà développés, donc moins « prioritaires » si l’on parler ainsi… Cela s’appelle « augmenter les inégalités Nord-Sud », càd les plus riches sont plus riches et les plus pauvres sont plus pauvres !! Cela ne leur suffit pas de savoir que 1 % de la population mondiale concentre 99 % des richesses…
Cela signifie également se servir des gens comme des produits, des objets, que l’on sort du tiroir quand on en a besoin et puis que l’on range dès qu’on ne s’en sert plus. Comme dans l’article : « On n’accueille pas les migrants, on se sert d’eux pour acquérir des compétences supplémentaires ». Cela va donc à l’encontre du simple principe de respect de la personne humaine (et l’ensemble des Droits de l’Homme aussi tant qu’on y est). Sans rien résoudre, bien évidemment, au problème de l’immigration, car au cas où ce cher M. Sarkozy ne serait pas au courant, y’a un truc qui s’appelle « immigration clandestine » et ce phénomène est destiné à s’amplifier vu que les familles qui ne pourront pas rejoindre leurs conjoints légalement le feront illégalement. Cette loi est une « fabrique à sans-papiers » !!
Je reviens sur mon thème de prédilection : la santé. En France, on ne forme plus assez de médecins, et ceux siégeant dans les grandes instances ne veulent pas remettre en cause le numerus clausus de la première année (le système de concours avec un nombre de places limité, ce nombre étant le « numerus clausus »), car comme ils sont passés par là, ils veulent que tout le monde y passe. Vu les problèmes sanitaires des « pays du Sud », est-ce intelligent de permettre aux médecins exerçant là-bas de venir exercer en France, d’aller les chercher là où on en a encore plus besoin ? Et il est déjà prouvé qu’il existe une pénurie de ressources humaines médicales dans ces pays, notamment en Afrique.
Une association s’occupe d’aider les Africains à construire leur propre système de santé : l’AMREF je crois ou un truc comme ça… Mais s’il n’y a pas assez de médecins et d’infirmières, le développement risque de durer longtemps… La présence de professionnels de santé est cruciale et indispensable dans ces pays !! Par exemple, la mortalité maternelle et infantile y est en constante progression depuis des années car environ 60 % des femmes de ces pays ne peuvent pas accoucher dans un cadre médical.
Donc, au lieu de former des étrangers, phénomène qui existera certainement toujours mais qui est voué à devenir minoritaire par rapport au phénomène ci-après, on va prendre des gens formés dans leur pays pour les employer ici. De plus, la France n’est pas très bien dotée en logements sociaux, not étudiants, donc accueillir des étudiants (les plus diplômés bien sûr selon ce projet de loi) pour les former, c’est un peu prétentieux et difficile… Quand ils vont voir comment ils sont logés !! Vous me direz c’est toujours mieux que chez eux, mais c’est pas sûr car les étudiants venant en France viennent souvent de familles modestes à aisées dans ces pays « sous-développés »… Les personnes que je connais provenant de pays étrangers avaient toute le même mode et niveau de vie dans leur Sénégal ou leur Maroc natal qu’en France !! Je ne ramène pas cela à une généralité, certes… Des contre-exemples seront bienvenus pour étayer cette réflexion…
Enfin bref, ce cher Sarko, au lieu de lutter contre la cause des problèmes (passeurs mafias, réseaux de prostitution, aide aux pays du Sud, …), lutte contre les conséquences !!! Il n’a rien compris (ou plutôt, si, il a tout compris aux principes du populisme et de la démagogie)… C’est pourtant la base, comme en médecine : si l’on veut qu’une pathologie disparaisse, il faut s’attaquer à la source du problème !!! Si l’on traite les symptômes sans traiter l’origine, on peut être sûr que cette pathologie deviendra chronique, càd on se la traînera pendant 20 ans… On va cacher les symptômes, c’est sûr… Les riches préfèrent qu’on ne leur montre pas les pauvres au JT, ça les déprime trop… Au passage une petite critique contre certains médicaments qui ne soignent que les symptômes et ne servent à rien (allergies par exemple, à défaut de véritable trouvaille en recherche, vu leur budget ils vont pas aller loin…). Et une autre critique : quand le corps s’exprime à travers une douleur et qu’on la cache, on peut être sûr que la psyché (oui oui je sais que je suis sur un blog de sociologue) trouvera un autre moyen d’exprimer la cause de la douleur que l’on a cachée… Dans une autre pathologie. Faîtes le parallèle ou la métaphore tout seul avec nos problèmes socio-économiques actuels (je vous avez dit que j’aimais les réflexions globales, pourtant !! Vous avez été servi), et vous aurez tout compris à ma façon de voir les choses (ce qui ne veut certainement pas dire que vous aurez compris ces choses).
Même réflexion pour la loi contre le « racolage passif » que j’abhorre…
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Le paradoxe de la santé publique ou comment protéger surtout les entreprises
Enfin je viens de trouver un peu de temps pour vous faire part à tous de mon indignation quant aux relations conflictuelles entre service public et santé… Je ne sais pas où commencer, donc je pense que je vais aborder chaque point simplement et de manière concise pour ne pas que vous soyez trop rebutés à lire ceci. Je précise que je n’aborderai certainement par le tiers de ce que je voudrais dire, et je demande un peu d’indulgence devant mon discours qui paraîtra parfois un peu décousu : sachez que derrière ce que je dis, j’ai de la documentation pour le prouver. A moins de vous pondre 50 pages, je suis obligée de raccourcir mes arguments et de vous demander de me croire sur parole... Je trouve un peu de crédibilité et de légitimité dans ce discours en précisant que je fais des études de pharmacie et que les poisons du corps, ça me connaît…
Alors, mes amis, commençons le carnage : Saviez-vous que, pour protéger certaines entreprises, qu’elles continuent à empocher plein d’euros et ne licencient pas massivement (cela sert-il pourtant à quelque chose vu ce que l’on entend actuellement ? Dans le secteur que je vais vous mentionner, oui apparemment… on entend peu parler de licenciement dans les labos pharmaceutiques ou l’agroalimentaire), l’Etat français accepte le pire ?
Je commence par descendre l’industrie agro-alimentaire. L’Etat accepte donc notamment que ses citoyens contractent des maladies diverses et variées qui pourraient être aisément évitées en établissant des taux limites de certains produits voire en les interdisant, à l’image du tabac ou de l’alcool. Ceci permettrait de diminuer les dépenses de santé… sans parler des préjudices moraux… Je résume : Les entreprises que je vais citer ci-après commercialisent des produits néfastes pour la santé (dont lait et sucre sont les deux principaux… oui vous êtes étonnés c’est normal)… Donc maladies… Donc l’Etat français, en payant pour les soins, met directement en fait dans la poche de l’entreprise de l’argent (via le contribuable qui a acheté) qu’il n’aurait pas eu à dépenser si ces entreprises n’avaient pas existé… Je montre l’absurde de la situation par cette « simplification » !!!
Je pense particulièrement au lobby du sucre et des industries sucrières… Le message officiel nutritionnel de l’Etat est en ce moment : Les sucres rapides ou sucres simples sont dangereux pour la santé à forte dose mais indispensables… C’est la dose qui fait le poison. Je suis d’accord, mais qu’est ce que l’Etat définit comme « forte dose » ? Je précise pour les amateurs que les « sucres rapides » sont les glucides ayant un goût sucré… les sucres lents, comme les pâtes COMPLETES par exemple (et pas les pommes de terre comme certains l’affirment), sont des glucides également, mais n’ont pas un goût sucré. N’oublions pas le rôle certain de tous les sucres cachés partout dans notre alimentation industrielle.
Paragraphe un peu plus technique, pour lecteur averti… : Que reproche-t-on à ces sucres rapides ? Ils sont absorbés et assimilés tellement rapidement qu’ils donnent des taux sanguins de sucre très élevés (hyperglycémie), ce à quoi l’organisme répond en sécrétant beaucoup d’insuline, un grand pic en fait, ce qui fait rentrer le sucre dans les cellules d’un coup, d’où la baisse brutale du taux dans le sang (hypoglycémie), le coup de barre, la fatigue voire l’évanouissement, etc. Les sucres lents sont décomposés molécule par molécule, et donnent une courbe d’absorption ressemblant plus à une courbe de logarithme qu’à une exponentielle… D’où l’organisme sécrète l’insuline plus lentement, sans pics, ce qui le fatigue énormément moins. En effet, le pancréas qui sécrète l’insuline est fait pour travailler tout le temps à petite cadence, et fournir un énorme effort en un temps réduit le crève littéralement… Vous voyez les conséquences : l’obésité, le diabète, … le cancer ?? Concernant le cancer, on en parle de plus en plus ; pour ma part, j’en suis sûre. Le diabète est une véritable merde qui vous pourrit (au sens propre puisque vous pouvez vous gangréner) le corps de l’intérieur, pour ceux qui ne se rendraient pas compte. Fin du paragraphe.
Normalement, idéalement, notre alimentation devrait comporter une certaine quantité de glucides, dont environ 10 % grand maximum devraient être « rapides ». Mais je ne pense pas que 10 % soit le taux recommandé par l’Etat pour faire vivre les entreprises sucrières… Je laisse ici ce problème de côté et pour plus de détails : cf. « Santé, Mensonges et Propagande », pages 105-140, livre écrit par Thierry Souccar (journaliste/ écrivain scientifique à Sciences et Avenir) et Isabelle Robart (avocate docteur en droit et spécialisée en droit de la santé). Mme Robard a plaidé partie civile dans de nombreux procès contre l’industrie agro-alimentaire notamment. Si vous n’avez pas les moyens de l’acheter et que vous êtes néanmoins intéressé, laissez un com je pourrais vous photocopier ou vous envoyer des extraits.
Je pense aussi au lobby des entreprises laitières… mais je ne m’étendrai pas sur le sujet, car il est probable que vous fassiez une crise cardiaque devant votre PC en découvrant le plus gros mensonge de tous les temps… Lisez le livre, donnez-moi votre mail ou votre adresse de blog et je vous enverrez de la docu par mail si vous êtes intéressé…
Concernant l’industrie pharmaceutique… Aaaaahhhh mon sujet préféré… Pierre Fabre, un labo franco-français que l’Etat aimerait préserver de la concurrence internationale et de la mondialisation, commercialise un médicament bien pourri (risques > bénéfices pour la santé) que l’on nomme « Cyclo 3 ® »… Le Ministère voulant le dérembourser, M. Fabre a donc décidé de faire du chantage au licenciement massif… Et oui, il perdrait tout d’un coup bcp d’argent le pauvre… La spécialité n’a donc pas été déremboursée… Ainsi, non content de fournir sur le marché un médicament au Service Médical Rendu (SMR) aussi faible, ce labo concourre en plus (faiblement certes) au « trou de la sécu »…
La diphtérie est une maladie respiratoire dont la complication très sévère s’appelle le croup. Il faut faire une trachéotomie pour la soigner et/ ou injecter un sérum assez cher. Sinon, on meurt asphyxié. En France, on vaccine contre la diphtérie, donc même s’il reste toujours quelques cas par an, le croup n’existe plus… Et il en est de même dans tous les autres pays industrialisés. Donc produire le sérum anti-croup n’a un jour plus été rentable pour le labo… Qui a arrêté de le commercialiser, alors que cette complication existe toujours dans les PVD !!! Et oui, que les noirs crèvent du croup, on s’en fout… ça n’est pas rentable de le fabriquer en petite chaînes de production… Et l’Etat n’a pas été foutu de gueuler contre le labo (qui fournissait ces PVD bien entendu et était le seul à produire le sérum, puisqu’il n’y a pas – encore – de génériques) ou de le « forcer » (mais peut-on forcer ? Ce n’est pas très libéral…) à le produire ! Personne n’a gueulé (pas moi car j’étais pas au courant, c’était y’a 3 ans…), et surtout pas les associations de protection des droits de l’Homme. C’est pourtant de la non assistance à personne en danger.
C’est tout de même un comble au « pays des droits de l’Homme », justement, que l’on puisse avoir pour politique de dire aux médecins : « Ah et ben quand vous allez en Afrique, vous leur dîtes : Si, on connaît le médicament qui peut vous guérir, mais personne veut le fabriquer !!! Y’a pas assez de cas de votre maladie… ». En fait, c’est le même problème que pour les maladies orphelines, sauf que c’est pour des maladies non orphelines !!! Je précise que la trachéotomie peut se pratiquer bien sûr, mais c’est cool d’avoir des antibiotiques à portée de main (pour éviter les infections) et puis ça ne suffit pas toujours à guérir…
A propos de maladies orphelines… Il existe tout un tas de maladies que l’on connaît plus ou moins bien, et dont on connaît parfois le remède. Mais comme elles sont « orphelines », c’est-à-dire que peu de gens les ont contractées, peu de malades = peu de médicaments vendus = petites chaînes de production condamnées à ne pas exister ou à disparaître, faute de rentabilité !!! Alors, pareil, on dit aux gens : « Ouiiii il existe un remède miracle qui pourrait vous guérir, mais vous allez mourir parce que le PDG de Sanofi (ou Bayer, ou Glaxo…) ne veut pas le fabriquer, il dit que ça lui coûte trop cher… ou plutôt, ça ne lui rapporte pas assez ! » (oui, c’est différent, parce que les labos s’en mettent toujours plein les poches). Non assistance à personne en danger…
Et la tuberculose… on en meurt encore !!! Toujours pareil, plus assez de malades, donc les labos produisent tjs les grands médicaments phares, mais les petits médicaments « de seconde ligne », comme on dit dans le jargon médical, qui servent lorsqu’on a des résistances qui arrivent, etc. ne sont plus produits depuis quelques années car on ne s’en sert pas assez !! Sympa pour les médecins qui jonglent avec les quelques trucs qui leur restent… Et comment ils font si le patient va mal tout d’un coup on sait pas pourquoi et qu’il faut passer à la vitesse supérieure ? Et ben ils sont emmerdés… Je crois que l’on peut demander une dérogation au ministère pour dire au labo d’en produire la quantité voulue (cas dans lequel le ministère « force » donc la main…), mais à mon avis, ça doit être tellement le merdier pour l’avoir que bon…
Comme on tourne en rond, je donne un autre thème : comment les labos pharmaceutiques font pour empocher un max de thunes… D’abord, les études cliniques sont statistiques, et on peut faire dire ce que l’on veut aux statistiques en truquant le nombre de paramètres (merci le roux de m’avoir expliqué !!). Ensuite, les études publiques financées par des labos privés sont douteuses… Et elles le sont obligatoirement, au vu de l’engagement financier de l’Etat dans la recherche publique (un labo a ≈ 5000 € par an… de quoi tenir jusqu’à fin février… et après il reste encore 10 mois à faire tourner le labo de recherche)… Quant aux chercheurs du public qui ont parfois des actions ou intérêt dans l’entreprise en question (certains siègent même à certains conseils d’entreprise), ils trouvent comme par hasard dans 70 % des cas des résultats qui vont dans le sens de l’entreprise. Comment avoir une once d’objectivité et de partialité quand on est payé par quelqu’un qui vous fait bien comprendre les a priori qu’il a quant aux résultats que vous devez obtenir ? Je vais citer tout à l’heure un paragraphe du livre que j’ai mentionné précédemment (en revenant sur les problèmes des industrie agro-alimentaires notamment, chez lesquelles ce phénomène est prédominant). Et bien sûr, croyez bien que l’AFSSAPS et l’AFSSA (Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Produits de Santé et AFSS des Aliments) qui sont censées contrôler la qualité de nos médocs et de notre bouffe sont corrompues jusqu’au trognon par des « experts » venant en fait, ou ayant des intérêts, du privé.
Et puis un phénomène que m’a expliqué un prof de la fac : les labos disent d’un médicament, quand ils le lancent sur le marché : « il faut la posologie x grammes par jour pour que ça marche dans cette maladie, pendant y jours ». Les médecins commencent donc par utiliser cette posologie… puis se rendent compte qu’ils peuvent même la baisser, ça marche toujours… et encore la baisser… et encore… et aussi diminuer la durée du traitement… Finalement, le labo dit qu’il faut par exemple 4 g/ jour pendant 10 jours, et les médecins se rendent compte que le malade sort guéri avec 400 mg par jour pendant 3 jours !!! En fait, le labo fait exprès de monter les posologies au taquet pour vendre plus !
Ou bien ils vendent très cher des produits remboursés par la sécu (pourtant, il y a une commission spéciale qui marchande et parle du prix qui va être fixé avec le labo), et puis, quand le générique sort (et Dieu sait que les labos de génériques font du profit pourtant), on se rend compte que ce prix, pourtant marchandé et revu à la baisse par l’Etat (le labo accepte car il est mal si l’Etat veut pas rembourser, car cela signifie alors que son produit sera bcp moins vendu : preuve que, via la sécu, l’Etat met directement les sous dans la poche du labo…), était carrément exagéré. Même en comptant l’amortissement de l’investissement financier qu’à réalisé le labo. Exemple : une injection à 1200 € passe en générique à 80 €… Je précise que les laboratoires pharmaceutiques sont les seules entreprises à devoir payer une taxe sur le chiffre d’affaires, ce qui est bien normal au vu des dégâts qu’elles occasionnent sur notre sécurité sociale.
Je ne parle même pas des nombreux « médicaments » qui sont sur le marché et qui ne sont en fait que de vulgaires placebo, un médicament devant démontrer, pour avoir l’autorisation, que son efficacité est au moins égale à celle d’un placebo, on se retrouve avec tout plein de molécules inutiles mais personne ne sait qu’elles le sont, car qui voudrait se farcir le mètre cube de papiers d’études cliniques ?…
Je termine en dénonçant la corruption de nos institutions sanitaires : Quant à l’étude SU.VI.MAX (Supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants) qui a été terminée il y a quelques années (1994-2002) maintenant, et dont vous avez peut-être entendu parler :
« … le code de déontologie médicale nous dit que le médecin doit se garder de toute attitude publicitaire, qu’elle soit personnelle ou en faveur des organismes auxquels il prête son concours. Le dossier de presse et la manifestation publique organisée à l’occasion des résultats de l’étude SU.VI.MAX sont à faire pâlir d’envie les plus grandes agences de pub. » …
« … l’article 20 de ce code rappelle que « le médecin doit veiller à l’usage qui est fait de son nom, de sa qualité ou de ses déclarations », qu’il ne doit « pas tolérer que les organismes publics ou privés, où il exerce ou auxquels il prête son concours, utilisent à des fins publicitaires son nom ou son activité professionnelle. » La communication scientifico-médicale de SU.VI.MAX reste une énigme ; en effet, l’étude fut financée par Unilever Best Food, Céréal, Lipton, Candia, Kellog’s, Lu, Danone, entre autres, et le dossier de presse s’accompagnait de toutes les publicités des groupes ayant financé l’étude… » …
« L’Ordre des médecins indique que l’appréciation du caractère publicitaire prend en compte « la volonté publicitaire » et « la notion de proportionnalité, lorsque dans le message transmis l’impact publicitaire submerge manifestement l’information elle-même ». Tout est dans la notion de « volonté » et dans celle de « proportionnnalité… » » …
Et puis sur la corruption entre experts sanitaires et intérêts privés :
« …l’étude Fleurbaix Laventie Ville Santé, une expérience menée auprès de 2500 habitants du nord de la France, a pour objectif de « mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la prise de poids excessif et la répartition des graisses ». L’étude est sponsorisée, entre autres, par le Centre d’études et de documentation du sucre (CEDUS), Lesieur et Brasseurs de France, et elle est animée par le docteur Jean-Michel Borys. Ce dernier, l’un des responsables de l’agence de communication Protéines, spécialisée dans le marketing agroalimentaire, … »
« L’étude… aurait montré que les enfants qui consomment plus de glucides sont les plus minces, y compris lorsque ces glucides sont des sucres simples, ce qui est une bonne nouvelle pour le CEDUS. […] Enfin, l’étude a montré, à la grande satisfaction des Brasseurs de France, que les hommes et les femmes qui boivent chaque jour leur chopine de bière sont plus minces que celles et ceux qui ne boivent pas. » Ca serait une première…
Encore ici, ces statistiques me semblent louches… Ils ont du « oublier » des paramètres...
A bon entendeur
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02.06.2006
ségolènement
Segolènement
Comment décrypter le message de la plus présidentiable des socialistes ?
Que dit-elle ? Comment le dit-elle ?
Ségolène a un bel ensemble en ce jour de dimanche… un ensemble peu cher, a quelque 10aines de milliers de francs, ce qui l’empêche de lancer des pavés et des cailloux et des torches enflammées sur le gouvernement (« quel dommage » se dit-elle en secret)… elle laisserait bien faire se travail d’ingrat a ceux qui, comme au delà du périph., ne portent pas de beaux vêtement !
Mais Ségolène remarque très vite, dans ses jolies lunettes remboursées par ses multiples mutuelles (que n’ont pas les gens au-delà du périph !) que les cailloux peuvent aussi la toucher !
Une veste a 12.525€ ! ah non !
Furieuse Ségolène décide de faire intervenir l’armée : « que ces jeunes soient éduqués a la sure, manu militari » s’exclama t-elle… elle avait un tellement beau Chanel, et de tellement belles lunettes…que personne n’osa lui refuser !... ainsi les jeunes délinquants (dont la relativité du terme échappe a Ségolène tant il est plus important de se pencher sur les questions de pornographie a la télé que de s’occuper des jeunes de banlieue…)
Mais voilà ! le porno ! C’est là (aussi..) ou le bas blesse… la où Ségolène, sous couvert de conceptions morales et familiales, pouvait encore regarder ses pornos à la télé, se voit monopoliser 80% de ces films préférés (le pauvre François ne la satisfaisant guère…) par les pornos homos…
« On s’est débarrassé des racailles, y’a pas intérêt d’avoir les pd » dit-elle chanellement …
Ni une ni deux, il fallut protéger ce qu’il restait d’hétérosexualité dans la vie de Ségolène… pas de mariage ni d’enfant pour les homos…
« Non mais ! »…
(Oui, parce qu’interdire les stades de foot aux homo cela n’aurait pas eu beaucoup d’impact… puis de toute façon les stades de foot elle connais pas Ségolène : c’est pas sponsorisé par Chanel !)
Cette histoire est a peine romancée…
Peut être en savez vous un peu plus que moi sur le personnage :
Avec Ségolène c’est toi le héro ! (mégalol ?)