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27.05.2006
Esquisse du projet socialiste :
Voici ce que présenterait hypothétiquement la gauche dans son futur programme
La gauche se re keynésianise :
Augmenter les prestations familiales des familles les plus pauvres (pour relancer la consommation de ceux qui ont une propension a consommer élevée) et rendre conditionnelle les cadeaux fiscaux aux entreprises (que nous nommons cotisations a gauche, qu’ils nomment charges a droite) sous couverts de CDI, de peu d’emploi précaires surreprésentés
Créer et augmenter les participations publiques aux recherches, à l’innovation… enfin accompagnement sécurisé du parcours professionnel tout au long de la vie (formations, aides publiques, réinsertion scolaire…) et remise en cause de la baisse de l’impôt sur le revenu
La gauche s’engage sur le logement :
Taxation des spéculations immobilières pour financer les logements publics, généralisation des 20% de logement sociaux par communes, plafonnement des loyers a 25% du revenu pour les foyer les plus modestes, et reconstruction sur el principe : une destruction, une reconstruction.
La gauche démocratise l’accès a la santé ; en proposant une aide pour financer les complémentaires pour les ménages les plus défavorisés, et en développant des maisons de la santé, contre la désertification dans certaines région et l’engorgement dans les centres d’urgence.
La gauche réinvestit les services publics :
(Ce qui imposerait, dit-elle, une réappropriation d’EDF GDF) mais aussi création de services publics concernant les services bancaires de base (pour pallier aux restrictions bancaires draconiennes) sur la petite enfance (pour pallier aux manques de crèches….)…
La gauche pense autrement la croissance
Avec un soucis environnemental : taxation des profits exorbitants des entreprises du pétrole, préparer l’après pétrole en réinvestissant la recherche pour sortir du tout nucléaire, et taxant plus les pollueurs payeurs de manière plus dissuasive. (Prise en compte de valeurs environnementales dans les taxes liées aux constructions et au recyclage….)
La gauche reconstruit l’éducation nationale
En proposant plus de poste, en revenant sur l’apprentissage a 14ans, créer des postes de recherches et des centres universitaires, proposer de nouveaux rythmes d’apprentissages et augmenter les crédits pour l’aide sociale, psychologique, la surveillance, la lutte contre la violence dans les établissements scolaires.
La gauche combat les discriminations
En proposant un soutient dans la vie actif (type « parrainage » ) aux enfants de cités, et sponsoriser un « plan banlieues » pour les jeunes, dans leurs vies scolaires et professionnelles ; créer un bilan social des entreprises, accorder l’adoption et le mariage aux couples homosexuels, et amener a la demande de logement social anonyme. Donner le droit de vote aux etrangers et revoir la loi sur l’immigration
La gauche modèle la ville
En projetant de créer des nouveaux quartiers pour promouvoir la mixité sociale, en sanctionnant les villes n’ayant pas de logements sociaux, en favorisants les services publiques dans les villes en étant dépourvu, remise sur pied de la police de proximité (pour lutter contre la violence) et ré augmenter les moyens du monde associatif
La gauche s’accorde sur une nouvelle république
En limitant les cumuls des mandats, restrictions des mesures telles que le 49-3, renforcement des incitations aux parités homes/femmes, développer l’initiative citoyenne, réintroduire une dose de proportionnelle dans les législatives, renforcer le rôle du parlement
22.05.2006
Six mois déjà…
Voila 6mois, à travers toute la France des voitures brûlaient :
Sauvageons ou délinquants pour les uns…
Discriminés et inécoutés pour les autres…
Plusieurs questions se posent : ces violences urbaines étaient elles porteuses d’un idéal ? Que s’est il passé ensuite ? Quelles pourraient être les solutions ?...
Tentative d’explication a posteriori…
Terrain en déliquescence et délinquance…
Cet article est alimenté par un questionnement : comment se fait-il que des violences n’explosent pas aujourd’hui, alors que la situation reste approximativement la même ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas plus souvent de vagues violentes dans ces cités délabrées ?
Rappelons préalablement que l’histoires des violences urbaines se nourrit de deux phénomènes : premièrement un phénomène objectif, lié au contexte social, économique, de discrimination, de ségrégation. Puis un phénomène plus subjectif : celui d’injustice, de rejet. Il faut donc qu’uns situation critiquable trouve un support de contestation comme moteur: l’injustice révélée ne l’est pourtant pas par le au chômage, à la ségrégation : l’injustice révélée l’est souvent d’une bavure policière, d’un acte raciste, propagé.
C’est a partir d’un sentiment qui lie tous les habitants de cités (ou suffisamment) d’une violence subie qu’une émeute éclate (le chômage n’est alors plus un support adéquate car il est inscrit et incorporé dans le tissu social jusqu'à être banalisé, naturalisé)
Il ne faut cependant pas croire que derrière ne se cache qu’un mouvement de tribut, soudé au groupe, révélant une blessure commune : ceci vas plus loin : ces émeutes révèlent aussi ce qui n’est pas contesté initialement et qui les composent : leurs conditions de vie.
Ainsi un terrain ségrégué, un terrain miné par le chômage, l’exclusion, dont les habitant sont victimes de racisme te de discriminations, un quartier ou le seul modèle est celui de l’échec (à la fois social, économique, familial, résidentiel comme professionnel et scolaire) est un terrain propices aux émeutes.
Mouvement social ou débordement irrationnel ?
Les codes et rites de manifestation étant différents des notre nous sommes tentés de les analysés ethnocentriquement. Pour beaucoup, la non organisation révèle un manque de revendication. Cependant nous avons tendance a oublier l’absence de syndicats et de syndicalisations, l’absence de représentants politiques et de politiques au sein des cités, donc l’absence de cadres connus institutionnels des revendications.
Une analogie peut alors apparaître entre ceux considérant ces jeunes comme des voyous et ceux considérant ces jeunes comme des inécoutés, déracinés, désorientés : « ils sont parlés plus qu’ils ne parlent » diront bourdieusiennement.
Doit on alors juger par les mêmes mots, des phénomènes qui ne relèvent pas des mêmes maux ? Peut-on penser qu’une zone ou 50% de la population est au chômage et vit dans des lieux insalubres n’a pas de revendications ?
Traitement politico médiatique de la crise
Les réactions politiques furent à peine caricaturales : la gauche culpabilisant la droite (rappelons que la gauche au pouvoir n’avais pas fait tellement mieux, ni plus…mais j’y reviendrais) et la droite dénonçant ces zones de non droit (zones d’où elle a fait partir professeurs, policiers éducateurs associations…c'est-à-dire du droit a travers des services sociaux, publics…)
Au delà de l’inacceptable réaction de la majorité il faudrait souligner l’indécente présentation faite par les médias (surtout télévisuels) : nous entendions alors l’exposé des voitures brûlées de la journée, puis un résumé de la pauvreté des banlieues (dans une volonté louable de pédagogie), puis d’un exemple de réussite (« non ! il n’y a pas que l’échec en cité » )… par ce système le français pouvais allégrement penser que s’il pouvait y avoir de la réussite dans les cités, ceux qui échouaient le méritaient, le cherchaient…
Le traitement politique et médiatique défaillant de cette crise provoqua une traitement inefficace de l’après crise
Que faire ?
Les politiques de la villes s’accumulent et ne résolvent rien : l’on pense à l’emploi sous jupée (ZFU) mais l’emploi n’emploi pas dans les cités ; on pense au cadre de vie (LRU) sous Jospin ; on repense a l’emploi avec Aubry (emplois jeunes) puis aux services (dits de proximité) sous la même ère jospin. Semi échec : les emplois jeunes et les services de proximités sont annulés par la droite, la rénovation urbaine prend du temps et ne résout en rend l’insalubrité des lieux, et la baisse du chômage ne touche pas les banlieues…
Quelles solutions apporter ? S’axer sur le logis, c’est oublier le contexte. S’axer sur l’emploi c’est oublier le cadre : s’axer sur l’habitat et l’intégration économique c’est oublier les difficultés sociales… la solution résiderait alors dans une politique globale de l’emploi, un reconstruction des banlieues et une aide au relogement (il faut donc comprendre un politique des prix du loyer et des rénovations urbaines dans leurs ensembles). A ceci faudrait-il ajouter des lois pour intégrer politiquement (par le vote) économiquement ( par les emplois aidés) scolairement (par plus de moyen) et socialement (en revenant sur el loi sur l’immigration) ces habitants…
Remarquez que je ne parle pas de discriminations positives… je m’interroge sur ce point…
Et vous qu’en pensez vous ?
par
roi bourdieusien
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et merci aux personnes qui ont permis a ce blog d'atteindre les 2.000visites en un mois et demi...
vous etes ici chez vous...
17.05.2006
AUTO FLAGELLATION ?

Les commémorations de l’abolition de l’esclavage, comme précédemment la loi sur le rôle positif de la colonisation, comme avant elle la loi Taubira sur le génocide que constitue l’esclavage. Les revendications nationales, communautaires (dans son sens le plus neutre) voir régionales se font aussi entendre : assiste t-on à une surenchère dans la position victimaire ? Ou se révèle t-il un nouvelle fissure dans le dogme républicain ?
Les lois, l’histoire, et les vécus…
Originellement, il fallait considérer, et il faut toujours heureusement, considérer la shoah, comme un génocide. Puis la loi, sur le modèle du génocide juif, a conclu au génocide arménien. Dernièrement, sous l’ère socialiste, la traite des noirs fut légiférée comme génocide. Ces derniers mois, c’est la loi sur le rôle positif de la colonisation qui a du être retiré : la loi doit elle interférer à l’histoire et à la recherche historique : doit-il y avoir une histoire étatique ?
La première loi semble, de toute évidence, tomber sous le sens, pour défaire le lit des révisionnistes des négativistes, le lit aussi de l’extrême droite, du fascisme. Ce traumatisme étant entendu comme le traumatisme des temps modernes (avec la 1ère guerre mondiale…) en Europe et en France.
La seconde loi ne posa pas de problèmes lors de son vote : peu d’arméniens sont en France, et la loi n’intéresse pas : cependant elle ouvre une nouvelle voie : celle de la reconnaissance (à tort ou a raison) des victimes dans l’histoire. (Notons tout de même que le contexte de non reconnaissance du génocide par la Turquie et sa potentielle entrée dans l’Europe, créait un contexte particulier)
Les dernières lois méritent que l’on s’y penche : doit on reconnaître tous les crimes de nos pères ? La première loi Taubira nommait « génocide » la traite des noirs, la seconde évoquait un rôle positif de la colonisation, mais fut abrogée…
Prenons position pour que la loi n’entrave pas la recherche historique…
Dés lors doit-on nommer comme génocide les abominations passées ou peut on trouver un nouveaux terme ? Ce choix est-il représentatif, pour les communautés en question, du traumatisme que fut pour nous la 2de guerre ?... (ici sans volonté de comparaison, puisqu’il serait illégitime de s’octroyer un terme, un statut, sans l’octroyer a d’autres ou de prétendre moins ou plus souffrir que d’autres).
(Je ne prétends pas avoir les réponses…ou pas tout de suite)
Comme le disait cependant E. Badinter l’histoire se mêle d’histoire privée ; la notre, de celle de nos ancêtres, de nos pairs, de nos référents sociaux, culturels historiques, mais aussi des référents des autres nous concernant…
Ces lois nous mettent elles en paix avec nous même ? Sont-elles une plaie pour la recherche ou bien cicatrisent-elles en partie celles des populations historiquement blessées ? (Jusqu’à dans leurs vies de tous les jours : le racisme se lie de valeurs post colonialistes)
Compétition victimaire ?
L’expression n’est pas de moi : elle est d’Élisabeth Lévi, journaliste au point et co-animatrice du débat « culture et dépendance » sur France 2…
Les communautés ou régions entrent-elles dans une compétition ou l’issu comportera une classification hiérarchisée de victimes et donc de coupables ?
(Lorsque des aspects psychoaffectifs, comportementaux, sociaux, historiques entrent en compte, on remarquera la frilosité de droite a prendre en compte, surtout de manière étatique, c'est-à-dire a légiférer, ces questions…)
Repenser le modèle social…
Quel lien allait vous me dire ?
Le lien est cependant tout trouvé : les réticences quant a se positionner comme bourreaux coupables mais pas responsables (le temps passant…) provient directement du fait de penser (ethnocentriquement) le multiculturalisme, d’une voie universaliste.
Mais aussi, cela revient a révéler les failles du dogme républicain de la différence vue et ressentie mais dissimulée, des inégalités non pensées ou difficilement pensables…
Nécessité de reconnaissance, en rien un affaiblissement du corps social et national, ces débats historiques doivent être posés.
Au delà même, puisque vivre dans les différences d’aujourd’hui impose de stipuler nommer reconnaître et connaître des différences (même historiquement datées) qui ont étés…
par
roi bourdieusien
mes autres blogs:
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13.05.2006
2007 dans ma boule de cristal… (modifié le 15)
Qu’est ce qui se profile sous nos yeux d’ici 2007 ?
devra t-on, comme en 2002, conclure a l'imprevisibilité du vote?
Pour la gauche…
Je crains la division : une gauche divisée sera une gauche perdante (c’est une des leçons de l’ère Mitterrand, de la gauche plurielle, et du front populaire…)
Je crains le manque de mesures phares ; de mesures prêtes a rassembler, a marquer leurs temps (comme le quinquennat, le pacs, la cmu, la parité…)
Je crois donc qu’il est nécessaire a gauche de se réunir et de se fixer un projet simple mais ambitieux, qui interpelle et fait rêver… (déjà un programme officiel et un candidat….)
Pour la Droite
Je crains que l’extrême droite ne rehausse encore son score, tant les problématiques des partis extrémistes sont rentrés dans les agendas et les dialogues politiques avec ce gouvernement…
Je crois, et tant mieux, que le chiraquisme a fait son temps, que Nicolas Sarkozy est une nouvelle figure de droite incontestablement (tiens.. si la gauche en trouvait une… ?)
Je crois aussi, qu’en fonction des conclusions de l’affaire clearstream, la droite pourrait se diviser officiellement en chiraquistes et sarkozystes… la division affaiblirait mais introniserait un nouveau parti de droite…
Pour les sujets présidentiels
Je crois et je crains que les sujets réels ne soient pas abordés, que l’immigration enflamme les débats et les appauvrissent…
(cf mon article sur : http://wprowadzeniarnoijne4.blogspirit.com)
pour l'electorat
la fin du vote de classe apparant dissimule un vote de classe soujacent: celui d'acces a la modernité, aux biens, (physiques comme psychologiques) entre les inclus et les exclus: le vote ouvrier ,ne sera pas de gauche... au la pauvreté sociale et économique les agents politiques n'ont trouvés que la réponse de la pauvreté du dialogue: les nouvelles classes laborieuses voteront a droite, a l'extreme droite, ou ne voteront pas...
on pourra, je crois, toujours classer la différence privée public... les indépendants, restant a droite et a son extreme; les salariés du public resteront a gauche...
D’autres idées ?
A vous…
Votre roi bourdieusien…
ps: ces pronostics, sont lancés par esprit sociologique, n'y voyez pas des caricatures grossières: je ne peux pas individualiser le vote...
vous pouvez aussi visitez mes autres blogs, qui se consacrent aujourd'hui a l'homosexualité...
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bonnes visites
08.05.2006
DE GAUCHE A DROITE : RECIT AUTOBIOGRAPHIQUE D UNE DIFFERENCE (modifié le 09)

Dérangé par des rhétoriques platoniques sur les alternances politiques, discussions soupoudrées de « la gauche, la droite, ça change quoi concrètement », je me déjà vu me prendre en exemple pour éviter ces constats dangereux sur l’immobilité politique et l’indifférence même dans l’alternance…
Concrètement : qu’est ce que la droite change dans ma vie ? A l’aune de cet exemple, s’offre la preuve que changer de majorité a des conséquences et crédite la politiques dans sa capacité à l’action :
Récit de vie, d’émotion, de sensations, de constats…
Si la gauche était au pouvoir…
On pourrait certainement multiplier les exemples mais, d’emblée, seuls quelques uns me viennent à l’esprit…
En tant que jeune…
Si la droite était restreinte au rôle de l’opposition, les images caractérisantes et stigmatisantes des jeunes (assimilés a des « délinquants », sur la route (merci le permis probatoire avec un stage inabordable si l’on perd les poids), dans la ville (merci les représentations post violences urbaines…)
Si la gauche avait été au pouvoir je n’aurais pas eu a me battre un mois pour que l’on retire un projet de loi injuste (encore heureux que je ne soit pas noir ou immigré avec la loi sur l’immigration actuellement en discussion…)
En tant qu’homosexuel
Si la gauche était au pouvoir, aujourd’hui je pourrais avoir comme perspective effective le mariage avec mon copain, c'est-à-dire symboliquement, une reconnaissance de l’égalité, non pas entre homosexuels et hétérosexuels, mais plus fondamentalement entre nos sentiments, car les volontés exprimées ne sont pas des volontés « homosexuelles » : se sont des expression humaines : vivre a deux, souder une union, avoir un statut reconnu, non hiérarchisé, jusque dans les strates officielles, institutionnelles, et donc jusque dans les mentalités, les représentations…
Si la gauche avait les commandes de l’état, je pourrais, dans une perspective semblable, postuler, hypothétiquement, au titre de parent… l’adoption n’étant pas à la seule charge des enfants d’homosexuels comme le suggère ce gouvernement, mais incombant aux parents et surtout à la société toute entière : évidemment qu’en luttant aussi peu pour l’égalité des droits, l’adoption (qui suppose la non discrimination des enfants et des parents) ne peut pas être pensée…malheureusement…
En tant qu’étudiant
Si la gauche était au pouvoir je n’aurais sûrement pas été confronté a une hausse minimale des bourses, à une baisse significatives des aides au logement, à l’augmentation de l’essence (pas dans ces proportions, puisque la TIPP aurait été sauvegardée) … j’aurais tout simplement pu mieux vivre mes études…
Je n’ai pas une liste exhaustive en tête…
Ce texte comportera donc de futures modifications…
Vous pouvez aussi le modifier…
(et puis, j'avais oublié l'essentiel: si la gauche était au pouvoir, se ne serait pas la droite qui y serait... merci aurélie de ce rappel indispensable et crucial...)
Par
Roi bourdieusien
aussi sur
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03.05.2006
communautarisme dans la ville...
Penser la ville aujourd’hui, demande de ne plus la penser de manière uniforme. En effet dans de nombreuses grandes métropoles aux séparations manifestes, aux quartiers dits « communautaires », volontaires ou involontaires, le cloisonnement de l’espace urbain s’opère. Tant au niveau économique que social, tant au niveau ethnique que culturel ; diverses « communautés » composent la ville. Entendue au sens large comme un groupe d’individus vivant ensemble et ayant des intérêts semblables, la communauté est vécue comme une menace à l’équilibre de la ville, à travers l’éclosion de particularismes dans la sphère publique. Le cas des quartiers homosexuels a ceci d’intéressant qu’il éclaire différemment la question des « communautés » dans la ville, en ce sens qu’il renouvelle l’analyse du communautarisme, en dépassant la conception simplement ethnique ou économique de la « communauté », la complexifiant alors d’une dimension « culturelle »… Dès lors nous sommes en mesure de nous demander ce qui fait qu’une « communauté » (au-delà des aspects traditionnellement économiques ou ethniques) s’établisse ou soit reconnue comme telle. L’intérêt de ce travail ne sera donc plus de porter un avis sur les effets du communautarisme au sein de la ville, mais de comprendre quels sont les logiques et les enjeux d’une communauté (plus précisément d’un quartier homosexuel), ce qui sera le but unique de ce travail (la recherche des causes du « communautarisme » ne signifiant pas fatalement l’affection pour le « communautarisme »). Néanmoins, l’analyse d’un espace géographiquement délimité ne peut se limiter à l’étude d’une unique question : déterminé par un territoire donné, un quartier est cependant traversé par une multitude de problématiques. (Ainsi, évoquer les quartiers homosexuels nécessite de s’intéresser aux différences Paris/Province, ou aux rapports gay/lesbien… De même, il apparaît comme indispensable de mettre en lien cette question avec le contexte actuel…).
telle est l'introduction de mon TER sur la ville et ses communautés: l'exemple des quartiers homosexuels...
je pose la totalité du mémoire dans "ville et communauté" dans la liste de gauche...
enfin sachez qu'un texte sur le projet de loi sur l'immigration est posé sur
http://wprowadzeniarnoijne4.blogspirit.com
n'hesitez pas a venir reagir, l'enrichir...
(ce texte datait du 03.... au 06, vous retrouverez aussi des photos de mecs torse nu...mais ca a son charme...)
bonnes visites...
par roi bourdieusien